D'où vient la fête de Noel

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D'où vient la fête de Noel

Message  djéhouti le Sam 30 Déc 2017 - 7:11

D’où vient Noël ? La question semble avoir été posée mille fois, et sa réponse entendue : la date a été choisie par l’Église chrétienne pour fêter la naissance du Christ. Mais pourquoi cette date du 25 décembre ? Pourquoi la fin d’année, pourquoi si près du solstice d’hiver, qui marque le jour le plus court ? Et pourquoi ces symboles, du sapin à la bûche, en passant par les cadeaux ?

La première trace d’une fête chrétienne le 25 décembre remonte aux années 330, à Rome. À cette époque, la toute jeune Église cherche à « rattacher la vie du Christ à une histoire, mettre des dates et une chronologie », explique François Walter, professeur d’histoire honoraire à l’université de Genève et spécialiste de Noël. Mais plus personne ne se souvient de la date de naissance de Jésus… On mène alors l’enquête, cherchant des éléments de correspondance dans la Bible, le contexte, les paroles des uns ou des autres, et, finalement, « on décrète qu’il naît autour du 20, 25 décembre », rapporte l’historien.
« L’abondance promet l’abondance »

Ça tombe bien, à Rome, la date du 25 est libre. Et se trouve au milieu d’une période très marquée par les festivités : les Saturnales, du 17 au 23, les Calendes, qui commencent le 31, et les « douze jours », du 25 au 6 janvier. Les « douze jours » ? « L’année solaire comptant 365 jours, et l’année lunaire 12 de moins, il y avait un moment de vide afin d’ajuster les calendriers.
Douze jours qui, dans les traditions anciennes, étaient redoutés », explique François Walter. Craignant qu’il ne leur arrive quelque malheur, les gens arrêtaient toute activité durant cette période, et faisaient la fête ! « Le christianisme a voulu mettre de l’ordre, qu’on ne fasse pas la fête pendant des semaines et des semaines : avec Noël au milieu, on s’est dit que les gens ne seraient pas seulement attirés par les fêtes païennes, que, peut-être, il y aurait une place pour la célébration chrétienne. » Finalement, celle-ci a aimanté toutes les autres, devenant une « fête composite », et « donnant une tonalité chrétienne aux fêtes préexistantes », selon François Walter.

Car avant Noël, des rituels liés à l’hiver et à la fin d’année existaient déjà. Par exemple, la décoration des maisons : « Les païens utilisaient des chandelles et des branchages de laurier, ou d’un autre arbre toujours vert. À cette saison où tous les arbres sont dépouillés de leurs feuilles, il s’agissait d’un symbole prometteur pour la nouvelle année, qui conjurait la stérilité hivernale, et faisait espérer une nouvelle année féconde », raconte Nadine Cretin, historienne des fêtes.

« On vénérait des dieux réputés pour apporter des bienfaits sur la terre, assurer le renouveau de la végétation, la fécondité du bétail, des ressources agricoles », poursuit François Walter. Une grande importance était donnée à la mémoire des morts : on leur laissait une place et de la nourriture sur la table. Sans oublier, évidemment, de « faire la fête », à l’aide de grands repas, « très abondants et copieux, avec des desserts riches, fruits secs, épices, amandes… Car l’abondance promet l’abondance », analyse Nadine Cretin.

Autre rituel qui nous est parvenu, en Provence : une coutume consistait à mettre des grains de blé à germer à la Sainte Barbe, le 4 décembre. « Si le blé était bien venu à Noël, avec des pousses bien drues et droites, cela annonçait de bonnes récoltes », relate l’historienne.
Ou encore la fameuse tradition de la bûche, probablement celtique : « Durant cette nuit du solstice, il ne faut pas que le feu s’éteigne, sinon le présage est très néfaste pour les récoltes à venir et la famille. Donc, on utilisait la plus grande bûche possible », explique François Walter.
« Lire les signes annonciateurs de ce que sera l’année végétative »

Le lien avec les rythmes naturels est même plus précis, poursuit Walter : « Dans beaucoup de ces rituels, rattachés à la tradition celtique, apparaît le problème du retour du soleil. » En approchant de la date du solstice d’hiver, le jour le plus court de l’année dans l’hémisphère Nord, le Soleil passe de plus en plus bas sur l’horizon. À partir d’une certaine latitude, le soleil disparaît même durant plusieurs jours. « Dans les sociétés nordiques notamment, ce phénomène générait une inquiétude : est-ce que ça va s’arrêter ? Effectivement à partir du solstice, le soleil remonte, les jours rallongent, et on célébrait ce moment le Soleil reparaît. »

En fin de compte, les différentes traditions (païennes, romaine, chrétienne) attribuent des significations relativement similaires à cette période de l’année : de la nativité chrétienne (étymologiquement, Noël signifie « naissance ») à l’espoir que la terre soit féconde, du rallongement des jours après le solstice d’hiver à l’apparition d’un « fils de Dieu » décrit par la Bible comme « lumière du monde ».
Au point qu’on ne sait parfois plus qui a inventé quoi. Comme pour la fête de Mithra, célébré à Rome le 25 décembre : les spécialistes se disputent pour savoir si ce culte du « Soleil invaincu » (« Sol invictus », en latin) a inspiré le Noël chrétien, ou si, au contraire, c’est à cause du choix des chrétiens que les adeptes romains du culte du Soleil ont développé une nouvelle fête à cette date.

Source:  https://reporterre.net/Noel-fete-du-retour-de-la-lumiere-tire-son-origine-des-cycles-de-la-nature
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djéhouti

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Re: D'où vient la fête de Noel

Message  Francesca le Sam 30 Déc 2017 - 7:23

 Noël est un prétexte pour être ensemble    

C’est bien là, le vrai secret du succès de Noël. La vraie raison pour laquelle nombre d’entre nous, petits et grands, nous affectionnons tant cette fête.

« C’est parce que nous avons tous, que nous soyons païens ou croyants, besoin d’excuses pour nous retrouver, et que Noël est un incroyable prétexte pour cela. C’est une réponse à notre besoin de faire famille, et d’être en lien. » Et les enfants, les premiers, sont dans cette attente-là.

Il ne s’agit pas d’encourager sa naïveté, mais de l’accompagner en douceur sur le chemin de la désillusion. « Bouleversante, la découverte que le Père Noël n’existe pas confronte l’enfant au principe de réalité. Elle lui fait prendre conscience que ses désirs ne peuvent pas tous être exaucés. C’est une étape majeure dans son développement affectif, qui l’aide à grandir.

Ce qui est particulier dans le rite du Père Noël, c’est que ce sont les plus âgés qui vont initier les plus jeunes. Ils initient non seulement à la croyance, mais aussi à sa chute. Une double trahison en somme, que certains parents considèrent comme un véritable abus de la naïveté, de la candeur de leur enfant. « Pourquoi commencer dès petit à mentir aux enfants et à enjoliver la réalité ? »

– « Avec le Père Noël, il est question du merveilleux, du magique ».,. Oui, le Père Noël est un mensonge, mais un joli, gentil mensonge – à la différence d’un lourd secret de famille, destructeur. Le Père Noël, c’est la magie, la fête, le mystère ; mais aussi le don, la générosité, la beauté gratuite d’offrir. Si le Père Noël n’est pas vrai ‘pour de vrai’, l’amour qu’il incarne, lui, l’est ….  

Venez lire la suite de mon message sur Noël sur mon site ICI : https://prendresoindenosenfantsquantiques.wordpress.com/…/n…

bisous à vous tous et toutes de Francesca - Françoise Salaün  


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