L’agroterrorisme dans nos assiettes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Sonjaline le Lun 15 Oct 2012 - 9:05

Bonjour,

C'est un livre de Michel Tarrier :
I love you

Je vais vous donner quelques extraits d'un article sur ce livre . Cela me brise le coeur de voir et (déjà) savoir comment les animaux sont traités
Evil or Very Mad

" ... / ...
Il n’est pas contestable que l’anthropocentrisme, surtout hérité des traditions judéo-chrétiennes, ait à voir avec l’indifférence envers un Vivant objectivé, réifié et agressé. Du spécisme à l’agrospécisme il n’y a qu’un pas. En effet, la prééminence de l’espèce humaine, lorsqu’elle devient une négation des droits des autres espèces comme, par exemple, dans le Code civil (article 528) qui assimile les animaux domestiques à des meubles, autorise tous les abus, tous les crimes contre l’éthique. Le spécisme est une discrimination envers les espèces non-humaines. Être antispéciste n’est pas être antihumaniste, puisque c’est une universelle sympathie bien comprise qui est à l’œuvre dans l’antispécisme : bien comprise car elle relève de la connaissance de notre dépendance à l’égard d’espèces aussi humbles que le lombric et l’abeille à la disparition desquels nous ne saurions survivre. Quoi qu’en disent certains, l’antispécisme relève d’une plus grande intelligence des enjeux humains que bien des spéculations ‘humanistes’.
... / ... "

Evil or Very Mad

" ... / ...
La question du rapport de l’exploitant agricole à la nature est tout particulièrement évident dans le cas de l’élevage. Les images bucoliques d’élevages spacieux et aérés, où les poules se couchent avec le soleil et les cochons paressent dans leur bauge, où les vaches sont traites par de vigoureuses mains bienfaitrices avant de gambader dans les champs, etc. tout cela est un imagier mensonger qui cache les pires crimes et les plus grands intérêts. Si l’on ne craignait pas de faire s’étouffer de bienpensance les cagots de l’offuscation, on ferait le parallèle avec un Kadhafi ami de son peuple et de la démocratie : les pires crimes et de grands intérêts… Mais certains ont osé des comparaisons plus dérangeantes : « Auschwitz commence quand quelqu’un regarde un abattoir et pense : ce ne sont que des animaux » (Théodor Adorno). Il faudra quand même qu’un jour tous ceux qui disent aimer les animaux, ne serait-ce que leur animal domestique, aient l’honnêteté de se demander si les conditions dans lesquelles vivent et meurent ceux qu’ils ont choisi de manger leur semblent acceptables. Parce que du point de vue sanitaire la réponse est évidemment négative : les animaux élevés à la mode industrielle [1] sont nuisibles à la santé humaine : « salmonellose dans les œufs de batteries, vache folle au prion, poulets à la dioxine, viande de porc aux nitrates et aux nitrites se transformant dans notre corps en nitrosamines hautement cancérogènes, charcuteries à la listériose, cancer du pancréas par les viandes grillées, cancer du colon proximal et distal dus aux viandes rouges et transformées, cancer du sein ».
... / ... "

pale Evil or Very Mad

" ... / ...
Quelle entreprise de démolition d’une filière qui recèle tant d’emplois (et un taux de suicide élevé) est-ce là ? Une filière qui utilise 50% des antibiotiques produits en France dans ses élevages. Qui procède ainsi pour élever des cochons ... / ...
"
pale
je vous laisse lire la suite ; édifiant !! Evil or Very Mad
pauvres mères dont l'instinct maternel est dénié, rejeté ... pale
et ces pauvres poulettes ? qui finissent au bout de 400 jours :
" ... / ... la chair infecte de ces vieilles poules exténuées finit dans une soupe en sachet ou dans de la nourriture pour chats et chiens. »

décidément, la viande : What a Face No

" ... / ... vous fais grâce des conditions d’élevage des bovins, des gavages d’oies et canards cirrhosés [2]… De telles conditions d’élevage sont non seulement ignobles, mais la nourriture humaine ainsi produite est nuisible à la santé (surtout à celle de ceux qui meurent de faim [3]) et à l’environnement. Le méthane produit par les élevages est responsable de 20% de l’effet de serre, les épandages divers de la pollution des eaux, la déforestation massive est directement liée à la volonté de créer de nouveaux pâturages. Et l’on voudrait faire croire que les éleveurs qui procèdent ainsi à longueur d’année ne sont pas responsables ? Et ceux qui leur demandent de le faire non plus ? ... / ... "

depuis quelques années, j'ai largement diminué ma consommation de viande; pourquoi ? Déjà , rien qu'en passant devant les stands de viande, je sens la mort affraid
parfois, oui , parfois je succombe à la "tentation" afin de "voir" comment je vais réagir au goût de la viande et c'est toujours pareil : affraid , goût de la mort ...
mais je sais qu'il faut que je passe par ce stade ... What a Face

et plus je lis et entends des témoignages, plus je suis écoeurée ... pale

Oui je sais que des animaux se réincarnet pour nous nourrir volontairement ! mais c'est la manière comment sont traités et tués ces animaux qui me révulsent
affraid

Plus aucun amour, plus aucun respect ! pale
SAUF pour le dieu ARGENT !
affraid affraid affraid

Pour lire la suite de cet article : http://www.larevuedesressources.org/l-agroterrorisme-dans-nos-assiettes,2369.html

Un autre extrait toujours aussi édifiant affraid (On nous demande à nous, le peuple, de moins consommer d'eau, et quand il fait froid, de ne pas allumer le chauffage etc et tout ça pourquoi ?) :

" ... / ... Alors qu’un Français mange trois fois plus de viande qu’il y a un demi-siècle et qu’à titre d’exemple il faut 7 kilos de céréales et 10 000 litres d’eau douce pour produire un kilo de bœuf, un excellent moyen de réduire (dans l’ordre que vous préférez) : la souffrance animale – les risques sanitaires – l’effet de serre – la déforestation – la malnutrition – les pollutions des eaux, est de commencer dès cette semaine à manger un peu moins, beaucoup moins ou plus du tout de chair animale [4]. Il est vrai que l’on peut aussi revendiquer, à l’instar de G.W. Bush son American Way of Life, le ‘bien-vivre’ à la française, comme on peut choisir d’oublier que les palais ont tous été construits sur l’exploitation des plus faibles, ou avancer des arguments fatalistes, après-moi-le-délugiste (sic), ou absurdes. Ils ne manquent jamais d’arriver, souvent hélas en y prostituant le nom de liberté !
... / ... "

Mon beau-père, pendant quelques années, se moquait de moi parce que je ne voulais plus manger de viande Laughing et me disait d'aller brouter le gazon si je voulais manger ... alien
j'ai résisté à ses sarcasmes, j'ai expliqué calmement et gentiment pourquoi je ne voulais plus en manger I love you mais ai dit, et je l'affirme, je respecte les carnivores mais déteste la manière dont les animaux sont traités et tués ... No

Et maintenant, il ne dit plus rien et accepte mes points de vue

Voila ...

_________________
« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas ».
Lamartine

« La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée ».
Émile Zola, écrivain

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent ».
Voltaire
avatar
Sonjaline

Messages : 364
Date d'inscription : 26/05/2012

http://amisdeclopotel.unblog.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Sonjaline le Lun 15 Oct 2012 - 9:31

Suite de cet article édifiant et à diffuser sans modération :

"
... / ... « La Révolution verte, terme désignant le bond technologique réalisé en agriculture au cours de la période 1944-1970, fut une politique de mutation agricole quasi irréversible des pays en développement conjointement aux pays les moins avancés, fondée sur des imprudences en série que sont : l’intensification et l’utilisation de variétés à hauts potentiels de rendement, notamment de céréales (blé et riz), le recours aux intrants (engrais pétrochimiques et produits phytosanitaires), l’adoption d’un remembrement structurel des terres et une mise en œuvre de l’irrigation. »

Les conséquences en sont une atteinte à l’intégrité des sols et des eaux, une modification dégénérescente des plants, un massacre de la biodiversité quantitative mais surtout qualitative (déclin des espèces) et une perte irréversible des savoir-faire historiques. Quant à la vertu de l’agriculture chimique d’avoir évité des famines catastrophiques, il semble avéré désormais que l’agriculture naturelle pourrait nourrir tous les humains [6]. La liste des catastrophes causées par le mode monocultural intensif est peu flatteuse : destruction des paysages, épidémie du mildiou de la pomme de terre, du phylloxéra et de l’oïdium de la vigne, le terrible Dust Bowl nord-américain [7] (en attendant ceux d’Afrique et d’Asie), etc. L’appauvrissement et la destruction des sols supposés nourrir l’humanité est une catastrophe (« de 1956 à 1996, un tiers des sols arables du globe, soit 1.5 milliard d’hectares, ont dû être délaissés en raison de leur irréversible aridification ») dont la mesure n’est pas prise, sinon un changement radical serait engagé, à moins que des intérêts puissants ne veillent. ... / ...

En effet, derrière le productivisme et les rendements de l’agriculture intensive que Tarrier incrimine dans son ouvrage, ce sont les grands groupes de la pétrochimie – pour les intrants –, ceux de la phytopharmacie – pour les pesticides –, ainsi que les banques agricoles aidées par les agronomes qui tirent les ficelles. Tout cela représente de formidables enjeux économiques.

La « dramatique mutation du cultivateur responsable en exploitant agroterroriste » a touché toute la profession et, parmi les agriculteurs, « la plupart avec d’évidentes circonstances atténuantes qui font que tous les responsables ne sont pas tout aussi coupables, appâtés par le gain et un soulagement de la pénibilité du travail, c’est toute la société agricole qui se précipita dans le piège tendu, et qui s’y précipite encore fébrilement »."

Et qui est derrière tout ça ? Le gouvernement de l'ombre, c'est à dire le Nouvel Ordre Mondial !!!
affraid affraid affraid affraid
Ce qui veut dire que ces banquiers, ces financiers, ces compagnies, ces groupes sont à la solde, à la botte du N.O.M. !!! ILs marchent main dans la main ! ils sont complices !

" ... / ... Le problème également pointé est la destruction de biens communs au nom de l’ignorance, de l’inconséquence ou de l’appât du gain : à force de pesticides, les populations d’abeilles s’effondrent ; à force d’intrants chimiques dans les sols et d’engins agricoles qui tassent un sol où ne survit que difficilement la faunule et d’abord les lombrics [8], les sols se fragilisent et deviennent incultes ; à force de gaspillage d’une eau communautaire les nappes phréatiques s’épuisent. ... / ... "

qu'est ce que je disais au sujet de l'eau ? les nappes phréatiques ? On nous rend, nous le peuple responsable du manque d'eau parce qu'on prend un bain ou qu'on arrose les plantes , fleurs etc ... alors que nous, le peuple, nous ne sommes PAS responsables !!! Evil or Very Mad
et les abeilles ? et les vers de terre ? Je connais des gens qui ont une maison avec terrain et se plaignent des vers de terre
alors je leur réponds qu'ils doivent être heureux d'avoir des vers de terre car cela signifie que le sol est excellent



bon , j'arrête ici car il y a beaucoup à lire .. Je vous laisse lire la suite
http://www.larevuedesressources.org/l-agroterrorisme-dans-nos-assiettes,2369.html



_________________
« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas ».
Lamartine

« La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée ».
Émile Zola, écrivain

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent ».
Voltaire
avatar
Sonjaline

Messages : 364
Date d'inscription : 26/05/2012

http://amisdeclopotel.unblog.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Francesca le Lun 15 Oct 2012 - 13:11

Rappelons que 90% du soja produit dans le monde est destiné à nourrir les animaux d’élevage (53 milliards de volailles, cochons, lapins, vaches, etc., par an) ; si toutes les céréales distribuées au bétail étaient utilisées directement, 800 millions de personnes auraient de quoi manger !

Il existe une justice pourtant, et ce n'est pas la justice des Hommes à ce que je crois connaître ....

Merci Sonjaline pour ces infos qui martèlent les esprits Wink

_________________
Les choses qui vont sans dire vont mieux en les disant.

avatar
Francesca
Admin

Messages : 5927
Date d'inscription : 14/03/2012

http://devantsoi.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Sonjaline le Lun 15 Oct 2012 - 13:37

de rien Shocked

et pourtant, même le soja est "traité"
je le sens au goût, les rares fois où j'en mange
No

beurk ...

je suis d'accord qu'il y a une justice, et pas celle des hommes !
cheers

et personnellement je pense qu'il faut mettre les gens au courant en diffusant et partageant
tongue

voilaaaaaaaaaa

_________________
« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas ».
Lamartine

« La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée ».
Émile Zola, écrivain

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent ».
Voltaire
avatar
Sonjaline

Messages : 364
Date d'inscription : 26/05/2012

http://amisdeclopotel.unblog.fr/

Revenir en haut Aller en bas

L'agriculture bio à la croisée des chemins

Message  Sonjaline le Mar 16 Oct 2012 - 10:07



htttp://www.larevuedesressources.org/l-agriculture-bio-a-la-croisee-des-chemins,2368.html

sur La bio entre business et projet de société de Philippe Baqué (Agone, 2012)

"
Aussi bien dans le monde qu’en France, les questions alimentaires revêtent une importance de plus en plus critique. Après la Révolution verte des années 60 dans les désastreuses conséquences de laquelle nous nous débattons et mourrons encore, et face au défi insensé d’une population mondiale surnuméraire dont un septième meurt de faim, la voie pour subvenir au premier des besoins humains est un enfer pavé d’intentions plus ou moins bonnes. L’agriculture biologique est pressée de toutes parts d’exigences contradictoires
... / ... "



" ... / ...
La raison en est à trouver du côté des lobbys de l’agroalimentaire qui ont œuvré pour que les gouvernements ne favorisent pas le développement de l’agriculture biologique – à titre de preuve, le budget pour les agrocarburants est 12 fois supérieur en France à celui prévu pour aider les agriculteurs à se convertir au bio. En outre la labellisation bio, sous la protection de laquelle le citoyen et consommateur pourrait espérer se placer, tolère même la production en masse et à moindre coût d’une agriculture bio intensive fondée sur la monoculture, la concurrence sauvage, l’appauvrissement de la biodiversité, la spoliation des terres et l’exploitation de la main d’œuvre ! C’est encouragée par la grande distribution qu’une certaine filière ‘bio’ se résout à piétiner ses valeurs, en France comme dans le reste du monde. Pourtant le monde du bio et de la bio est divers dans ses pratiques et ses objectifs, et c’est tout l’intérêt de cet ouvrage que de nous en faire découvrir les contradictions, les dangers et les immenses espoirs. Au seuil de cette lecture, on comprend que la bio est à la croisée des chemins.
... / ... "



" ... / ...
Dès les premiers chapitres on comprend que la notion de bio recouvre plusieurs réalités parfois bien éloignées. Avant la révolution industrielle, précise Philippe Baqué, toute agriculture était bio mais la justice sociale ne faisait pas partie de ses projets. C’est ainsi que l’auteur distingue, en français, d’après le genre du déterminant, la bio qui est une agriculture biologique soucieuse de justice sociale, et le bio qui est un segment du marché couvert par un label en rapport avec un mode technique de production.
... / ... "



" ... / ...
Les points communs entre ces différents aspects de la bio sont : la fertilité du sol ; la gestion naturelle des ravageurs des cultures ; la perception de la maladie comme signe d’un déséquilibre ; l’amélioration des plantes cultivées et des animaux par un respect de l’homme envers eux ; l’opposition à l’industrie et à l’économie marchande.
... / ... "



" ... / ...
Ainsi la notion d’agriculture écologiquement intensive est un masque pour ne pas vraiment remettre en question l’agriculture industrielle. Même les OGM y sont promus pour aider la bio à obtenir de meilleurs rendements (ex Maïsadour) : Michel Prugue, président de Maïsadour, est un pro-OGM qui préside aussi l’IAO (institut national des appellations d’origine), assurant l’application de la réglementation européenne de l’agriculture biologique. Autre exemple, Syngenta, société suisse de sinistre renommée (on lui doit par exemple le Cruiser), et son administrateur (Pierre Langolt) jouent sur deux tableaux pour se faire accepter comme favorable au bio (en Amérique du Sud) et prendre le contrôle des instances de la bio par un vrai discours ambivalent. Les éleveurs bio qui restent dans la mesure, qui refusent l’extensif et utilisent les circuits courts et pour qui la bio n’est pas qu’un marché mais un engagement sont parfois bien seuls face aux pressions de ces grands groupes, surtout que la grande distribution, notamment en France [1] a elle aussi flairé les bonnes affaires et s’est lancée dans une « opération bio » avec des campagnes publicitaires agressives. Les grandes enseignes ont développé leurs MDD (marques de distributeurs) pour du bio d’importation (surtout) sud-américaine en agriculture intensive. Pour ces grandes enseignes, les marges sont énormes… Les producteurs français bio demandent, eux, des prix encadrés, un calendrier des importations et une taxe à l’importation ; les coûts (environnementaux, de santé, etc) du bio (ou du ‘local’) des grandes enseignes doit être intégré au prix. Sans surprise, on constate l’usage d’une novlangue qui absorbe « tout espace de liberté en le vidant de son sens initial pour ne garder que son apparence à des fins commerciales et de marketing » (p. 122) : c’est ce que la grande distribution a fait avec le ‘bio’, le ‘local’, le ‘responsable’.


Le ‘bio’ intensif de la grande distribution, c’est par exemple ça : la culture, en Andalousie, de fraises bio sur 7000 ha par culture hydroponique (ou presque) et assèchement des nappes phréatiques. Cela s’accompagne, de notoriété publique, par l’exploitation d’une main d’œuvre féminine immigrée dans des conditions scandaleuses. On est un peu surpris de trouver des serres pour légumes bio qui diffèrent peu du modèle agricole conventionnel. Dans la mer de plastique d’Almeria, des parcelles bio essaient de survivre (cependant rien n’est dit dans cet ouvrage des cultures bio faites sur des sols empoisonnés par des milliers de molécules de synthèse déversées par l’agriculture chimique dite conventionnelle). Mais que fait la police du bio ? Et bien, l’organisme certificateur ne se soucie ni du social ni de l’environnement, il encourage le développement d’une agriculture biologique intensive d’exportation qui fait sa fortune.
... / ... "



mon avis ? il faut aussi se méfier du "bio" ...

" ... / ...
Traversons le détroit de Gibraltar. Depuis quelques années, le Maroc poursuit son développement agricole exportateur à contre-saison vers l’Europe à travers une agriculture bio productiviste sans souci environnemental. Ainsi l’usage intensif des nappes par les serres maraîchères entraîne un déficit hydrique dans les régions d’exploitation et l’abandon de milliers d’hectares de terres agricoles. Le bio qui y est cultivé est certifié par Ecocert, mais la nappe serait polluée, si bien que fruits et légumes seraient arrosés avec de l’eau polluée… Sur le chapitre des droits des travailleurs, les accidents du travail (en transport) ne sont pas reconnus et on parle de harcèlement sexuel dans les domaines de la région de Chtouka Aït Baha, domaines comparés à un ‘marché aux femmes’. Ce n’est rien de dire que les travailleurs sont loin d’être respectés dans leurs droits. La recherche d’un développement économique à travers l’agriculture bio fait pousser des absurdités : après avoir épuisé la région du Sous, les promoteurs du productivisme bio ont convoité le Sahara (province de Dakhla) pour sa nappe. Ce qu’on y cultive est pour l’exportation, parfois même par avion
... / ... "

et pire tous ces gouvernements qui nous rendent responsables, nous les peuples, du manque d'eau des nappes phréatiques ! qui font tout pour que l'on se sente coupable
en nous disant, surtout quand il fait chaud, de ne pas arroser ses fleurs / plantes, de ne pas laver sa voiture , de ne pas prendre de bain etc ... mais ce sont eux les fautifs et pas nous !!


bon je vous laisse lire la suite sur cette culture "bio"

_________________
« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas ».
Lamartine

« La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée ».
Émile Zola, écrivain

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent ».
Voltaire
avatar
Sonjaline

Messages : 364
Date d'inscription : 26/05/2012

http://amisdeclopotel.unblog.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Melie le Mar 16 Oct 2012 - 11:39

Moi, ce que je trouve triste, voire dramatique, c'est que personne ne considère le sol, la terre, comme une entité vraiment vivante.
Le sol, c'est plein de microfaune, d'insectes, de microbes, de champignons, mais personne ne pense à cela, suis je seule à penser ainsi ?
La terre, c'est très précieux.
C'est grâce à la terre, avec tous ses êtres vivants dedans, que les plantes poussent, être en bonne santé.
C'est encore grâce à la terre, avec ses êtres vivants, que les déchets biodégradables, les excréments, les cadavres, disparaissent, sinon ce sera des montagnes plus haut que l'everest de déchets, de cadavres, de crottes, l'horreur quoi...
C'est grâce à la terre qu'il y a la pluie, eh oui, car pour qu'il pleuve, il faut la foret, et pour qu'il y ait la foret, il faut que les arbres poussent...Ca personne ne pense à ça.
On bétonne partout, on bouche le sol de goudron, de ciment, le sol, la terre, souffre beaucoup.
Alors l'agriculture, hors sol, ou bien en terre mais sans respect du tout envers la terre, c'est...comment dire...indigne ! Malheureusement, comme tout le monde, faut bien que je mange, et je ne peux pas m'offrir de produits uniquement bio, je mange de la viande, je bois du lait, je mange tout, alors...ben pas de choix...
Par contre, je fais mon possible de prendre du bio (quoique ce n'est pas forcément garantit que ça respecte vraiment le sol, la terre), manger peu de viande (cela m'arrange très bien)...
La terre est notre amie précieuse.
Vivement que les gens auront une vision plus globale et solidaire sur la nature, y compris la terre.

_________________
« La création est un cri dans le silence.» (Patrick Burensteinas)

Mon mini blog sur ma toutounette : http://melieblanche.unblog.fr/
avatar
Melie

Messages : 386
Date d'inscription : 16/03/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Sonjaline le Mar 16 Oct 2012 - 12:28

en lisant cet article :
http://www.larevuedesressources.org/l-agriculture-bio-a-la-croisee-des-chemins,2368.html

sur LA bio et non pas "le" bio , on comprend mieux car LA bio a le respect du sol, de la nature, des animaux ...

un peu long à lire mais intéressant et nous fait comprendre la différence entre LE et LA bio :

" ... / ...
Pour résumer l’opposition entre les deux branches de l’agriculture bio, l’une est AMA (argent – marchandise – argent) et l’autre MAM (marchandise – argent – marchandise). Le bio business a l’argent pour finalité, l’agriculture bio a la marchandise pour objectif. Les moyens et les fins sont inverses, même s’il y a diverses situations en fonction des acteurs.
... / ... "

donc LE bio = AMA What a Face Evil or Very Mad
LA bio = MAM ...


_________________
« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas ».
Lamartine

« La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée ».
Émile Zola, écrivain

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent ».
Voltaire
avatar
Sonjaline

Messages : 364
Date d'inscription : 26/05/2012

http://amisdeclopotel.unblog.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Loryan le Mar 16 Oct 2012 - 15:14

Réapprendre à cuisiner pour se nourrir est il me semble une attitude déjà profondément transformatrice, et sans doute une des plus efficace pour changer le système.

Réapprendre à cuisiner ça n'a l'air de rien mais ça signifie tout ça :
- moins d'emballage, donc moins d'encre, moins de chimie, moins de papier
- moins d'additif en tout genre pour conserver ou fabriquer, donc moins de chimie, moins de polluant pour le corps
- moins de gâchis, avez vous remarqué combien il est plus facile de manger les restes de ce qu'on cuisine plutôt que de les jeter ? sans parler qu'on a plus de chance d'aimer ce qu'on fait soi même selon ses goûts que les recettes imposées de l'industrie.
- moins de superflu car beaucoup d'aliments sont tout simplement "vide", ils ne contiennent que des calories (en général que nous avons déjà en excès).. quand ils ne contiennent qu'un plaisir surfait comme les aliments sans sucre, sans graisse, sans..... pourquoi les manger ?

- plus de santé et donc moins de médicament, et donc moins de chimie, de salle de sport, de régimes miracles et dangereux, de compléments artificiels, etc...
- plus d'agriculteur et donc moins de ville, moins de campagne délaissées.
- plus de marché, plus de vie et moins de magasin désocialisant.

Ce n'est la panacée bien sur, et il faut avoir conscience que ce n'est pas forcément le retour en arrière qui est le mieux. De même qu'il faut avoir conscience que toutes ces industries que l'on dénonce sont aussi celle qui permette à des millions de gens de travailler.

Je pense mesdames que vous ne verriez pas d'un bon oeil le retour de la femme au foyer qui cuisine toute la journée pendant que son mari est au champ.. même si c'est plus écologique et une vie plus dans la simplicité.

Il faut juste réapprendre à cuisiner simplement tout seul ou à plusieurs et peut-être reformater l'industrie alimentaire à taille humaine, car il ne s'agit pas de tout jeter... juste de produire mieux et plsu local dans la mesure du possible.

Pour passer ma vie dans les magasins je peux vous certifier que le budget est une belle excuse quand je vois tous ces caddies remplis de "merde" alimentaire pas chère accompagnée de tout un tas de produit marketing qui sont loin d'être des priorités pourtant très cher pour ce que c'est.

Loryan

Messages : 24
Date d'inscription : 12/10/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Sonjaline le Mar 16 Oct 2012 - 18:22

en effet, cuisiner ... Smile

on peut acheter "pas cher" ... mais nous , dans ma famille, on ne prend pas le plus cher et le moins cher
alien

ensuite, on cuisine ... surtout les weekends, les jours fériés, les vacances car on a du temps Shocked

autrement, on peut faire ses propres sandwichs maison pirat
avec du bon pain, et du fromage (même s'il est acheté au supermarché) ... cyclops

mais c'est vrai que faire sa propre cuisine , c'est mieux

_________________
« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas ».
Lamartine

« La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée ».
Émile Zola, écrivain

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent ».
Voltaire
avatar
Sonjaline

Messages : 364
Date d'inscription : 26/05/2012

http://amisdeclopotel.unblog.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Melie le Mer 17 Oct 2012 - 8:37

Encore faut il vraiment aimer cuisiner.
Parce que ceux qui n'aiment pas cuisiner, malgré leur volonté, ratent facilement le plat : trop salé, trop cuit, pas assez cuit, etc...au point de devoir jeter le plat à la poubelle si ce n'est pas possible de rectifier le problème (un plat trop salé, impossible de dessaler, par exemple)

_________________
« La création est un cri dans le silence.» (Patrick Burensteinas)

Mon mini blog sur ma toutounette : http://melieblanche.unblog.fr/
avatar
Melie

Messages : 386
Date d'inscription : 16/03/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Sonjaline le Mer 17 Oct 2012 - 8:51

aimer cuisiner au moins pour les autres


et au lieu de jeter, rajouter par exemple une bonne sauce

ce qui rendra le plat plus mangeable



_________________
« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas ».
Lamartine

« La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée ».
Émile Zola, écrivain

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent ».
Voltaire
avatar
Sonjaline

Messages : 364
Date d'inscription : 26/05/2012

http://amisdeclopotel.unblog.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Loryan le Mer 17 Oct 2012 - 12:12

La plus part du temps il est inutile de saler mis à part quelque facilités et trucs de cuisinier, autant laisser les gens saler par eux même.
(pas trop de sel le corps te remerciera !)

Je pense que aimer cuisiner s'apprend, c'est une façon d'aimer son corps et tout comme il n'est pas facile au départ de savoir quels sont les bons mouvements d'un exercice physique, il n'est pas facile de connaitre les bons mouvements de la cuisine.
Cela dit les 3/4 des plats consommés sont d'une grande simplicité et ne prennent pas beaucoup de temps.
Un poisson par exemple c'est 20-30 minutes en papillotes au four avec un peu d'huile d'olive, de thym et de citron et une julienne de légumes.
Tien cette semaine je vais expérimenter un parmentier de tofu pour une invitation d'amis végétarien... sincèrement je vois pas comment le rater... au pire ça sera juste médiocre mais surement pas immangeable.
Il faut pas grand chose... du tofu, des pommes de terre, de l'huile d'olive, de l'ail oud e l'oignon, des carottes et je sais pas quoi encore...

Bref pas très industriel, pas très cher, sans doute bon pour la santé et mauvais pour la chimie inutile

Loryan

Messages : 24
Date d'inscription : 12/10/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Lydie le Mer 17 Oct 2012 - 17:56

Oui c'est terrible ce qui se passe en ce moment et depuis des années au niveau agricole, pour le bio faut acheter local, c'est une garantie. Puis faut se remettre à cuisiner.
Pour ceux qui disent que le bio est cher, pas toujours si on va chez le paysan. Puis les aliments sont plus nourrissants.

Les OGM sont interdits en France mais nos animaux sont nourris avec du soja et colza OGM, donc la viande contient des OGM. http://www.chrysalide-bien-etre.com/article38.html
Voir aussi le film "Solutions locales pour un désordre global", très intéressant, en entier ici http://www.oracles-papesse.com/spip.php?article20

Puis il n'y a pas que les animaux, les paysans aussi souffrent de la situation, bloqués par des crédits ne voient pas d'autres solutions que de continuer dans le système quitte à y laisser leur peau. Un crève coeur voir le documentaire ci-dessous, la Mort est dans le Pré


http://youtu.be/gJGJsPfnyP4

_________________
 Vivre et laisser vivre  
Aromalves - Chrysalide Bien-Etre - Oracles de la Papesse
avatar
Lydie

Messages : 120
Date d'inscription : 03/06/2012

http://www.lydie-bonnet.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: L’agroterrorisme dans nos assiettes

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum