Les Pouvoirs de la Conscience

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Les Pouvoirs de la Conscience

Message  Francesca le Mar 23 Oct 2012 - 5:51

Les pouvoirs de la conscience, ou Siddhis (accomplissement en Sanskrit) vont de ce que l’on appelle les Siddhis secondaires jusqu’aux Siddhis dits extraordinaires.

Parmi les Siddhis secondaires, on retrouve des facultés extra-sensoreilles comme le clairvoyance (vision intérieure), la clairaudience (ouïe intérieure), la claisentience (sentiment intérieur), ainsi que la clairgnose (savoir intérieur) le fait de savoir une chose sans pouvoir préciser comment on le sait.

Les trois premières facultés : clairvoyance, clairaudience et clairsentience sont des perfectionnements des facultés sensorielles physiques.

A mesure qu’ils se développent, les pouvoirs extrasensoriels apparaissent d’abord généralement sous l’une de ces trois formes, ou en association. Une personne se mettra à voir des images dans son esprit - images dépourvues d’agent physique – autrement dit, des impressions visuelles mentales.

Les études scientifiques évaluant la vision à distance emploient le plus souvent ce Siddhi.

Des études démontrent que certaines personnes, dans les conditions adéquates (c'est-à-dire en état de détente mentale) rapportent avec justesse des impressions visuelles provenant d’objets ou de lieux à des centaines de kilomètres de distance, sans en avoir connaissance au préalable. La réception de ces informations visuelles doit forcément procéder d’autres sources que la faculté sensorielle de la vue, puisque les sujets ne sont pas à proximité des lieux décrits.

Plusieurs yogis et yoginis, saints et mystiques ont rapporté qu’ils pouvaient voir leurs disciples à distance si besoin était.

Un beau jour, le yogi Neem Karoli Bava réclama subitement qu’on lui apporte une grande quantité de nourriture. Les gens présents racontèrent qu’il consomma une quantité stupéfiante d’aliments avant de s’absorber dans le Samadhi (une forme de transe yogique profonde). Lorsqu’il émergea de sa méditation, ses disciples lui demandèrent ce qui s’était passé. Il expliqua qu’il avait soudainement aperçu l’un de ses disciples qui se mourait dans le désert. L’homme agonisant avait pour ultime souhait de manger.

Baba affirma que son chela (son disciple) avait atteint un tel degré de réalisation qu’il n’avait pas à se réincarner, mais ce désir d’aliments insatisfait qui le tourmentait au moment de la mort l’aurait ramené vers le cycle des réincarnations ! Baba s’était chargé de combler l’ultime envie de nourriture de cet homme et, grâce à ses pouvoirs yogiques, il l’avait transmuée.

Lorsque l’information extrasensorielle est captée sous forme auditive, on parle de clairaudience. Les personnes fouées de cette faculté reçoivent des impressions subtiles de sons ou de voix. Les domaines intérieurs de la conscience s’emplissent de sons et de musiques qui peuvent être incroyablement merveilleux. On a même émis l’hypothèse que nombre de grands compositeurs auraient entendu les musiques de ces sphères qui auraient grandement influencé leurs œuvres.

Certains individus ressentent les choses à un niveau très subtil : on les nomme "clairesentients". La distinction entre les claisentients et les empathiques est ténue. Les personnes empathiques sont douées d’une sensibilité hautement développée et ressentent souvent les sentiments d’autrui, notamment des gens dans leur entourage immédiat. Les clairsentients, pour leur part, seront peut-être aussi empathiques, mais ils capteront aussi des impressions extrasensorielles sous forme de sensations physiques subtiles.

La clairgnose est l’un des Siddhis les plus fascinants. Avoir le pressentiment de quelque chose en ignorant toutefois comment on le sait, c’est de la clairgnose. On a affirmé que la clairgnose était une vertu de la conscience pure qui est, par nature, omniprésente et omnisciente. En gravissant les échelons de la conscience, la perception personnelle acquiert quelques-unes de ces qualités de la conscience pure, et les périodes de clairgnose se multiplient.

Parmi les Siddhis secondaires, l’on retrouve aussi les pouvoirs de guérison et les facultés de prophétie restreintes. Cette catégorie de pouvoirs yogiques compte aussi la capacité de réduire ou d’étendre la perception – autrement dit – de parvenir à percevoir au-delà des frontières du corps.

Les Siddhis supérieurs comptent la lévitation (le pouvoir de soulever le corps ou de faire planer). Encore une fois, ce pouvoir ne se limite pas aux yogis ou aux yoginis de l’Inde, comme certains le croient. Il existe des témoignages bien documentés rapportant que Saint François d’Assise flottait au-dessus du sol.

Saint François d’Assise manifestait également d’autres Saddhis. A dire vrai, même sa dépouille avait conservé ses pouvoirs spirituels. Lors d’une visite à son tombeau à Assise, je fus transportée dans des dimensions spirituelles grâce aux simples émanations de sa crypte ! me tenant près de son corps, j’ai entendu un son semblable au vent qui souffle dans les trembles, et quand je suis rentrée à mon hôtel, j’avais la peau rouge, comme si elle était légèrement brûlée par le soleil….

Parmi les Siddhis supérieurs, on retrouve des aptitudes remarquables tels la téléportation et le don d’ubiquité (la capacité de se trouver à deux endroits à la fois). D’autres dons comptent parmi cette catégorie, mais le propos n’est pas d’examiner les Siddhis en détail

Il faut savoir que les Siddhis ou pouvoirs yogiques, sont la conséquence naturelle de l’évolution spirituelle.

Ils comportent cependant un véritable danger. Nombreux sont ceux qui se voient piégés par leur prestige, par leur séduction. On conseille souvent d’éviter de tenter d’acquérir les pouvoirs yogiques. Et quand ils surviennent, il est préférable de ne pas s’en préoccuper outre mesure.

A mon avis, les Siddhis sont l’expression naturelle d’une croissance. Il s’agit peut-être de l’un de nos proches repères évolutionnaires. Et quiconque se livre à l’alchimie interne sur une période de temps assez longue, aura tôt ou tard affaire à ces pouvoirs.

Chez l’être humain, les Siddhis équivalent aux pommes sur le pommier. Les fruits appartiennent intrinsèquement à la nature du pommier. Mais ce n’est que lorsque le pommier atteint un certain stade de développement que les fruits naissent. Jusqu’alors, ils restent à l’état de potentiel. De même, lorsqu’une conscience individuelle humaine atteint un certain stade de développement, les pouvoirs "Siddhis" apparaissent spontanément.

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Extrait du Manuscrit de Marie-Madeleine de Tom Kenyon et Judi Sion – p.100 à 105 – éd. Ariane.

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Re: Les Pouvoirs de la Conscience

Message  Stian le Lun 19 Nov 2012 - 20:59


Il fut un temps, j’ai voulu connaître le nombre de pouvoirs susceptibles de s’exprimer aux pratiquants du yoga. Ce n’était pas pour les pratiquer mais pour les insérer dans mon livre publié sous le titre "Anthologie des nombres occultes", au nombre 84. Il me semble intéressant de les rappeler dans ce post.

Les 84 pouvoirs ou siddhis

Le pranayama détruit les péchés et confère les 84 siddhis. Ce sont des pouvoirs réels obtenus par les yogins, surtout leur capacité étonnante de contrôle du système neuro-végétatif et l’influence qu’ils peuvent exercer sur leurs rythmes cardiaques et respiratoires. Les hathayogins étendent aux fibres lisses le contrôle normal des fibres striées. Les siddhis forment la première classe des Hautes Sciences.
Le yogi parvient peu à peu, au bout d’une très longue pratique, à dépasser le règne des apparences. Il devient un adepte car il domine les lois de la nature. Ainsi les pouvoirs qu’il acquiert sont appelés les accomplissements, les siddhis, qui peuvent se manifester pleinement ou non.
Ces pouvoirs sont de deux sortes :
Ceux qui sont en relation avec les lois apparentes de la nature sont appelés pouvoirs physiques, ou pouvoirs d’illusion (mâyâ) car ils appartiennent au monde physique qui n’est que le déploiement du divin pouvoir d’illusion. Ils constituent les obstacles les plus redoutables que l’adepte rencontre dans son voyage vers la réintégration ; la nature, dans un effort suprême pour le retenir dans ses liens, lui accorde des pouvoirs magiques, et s’il les utilise pour en retirer des avantages, il s’expose à retomber dans les pièges des jouissances du monde ; aussi les vrais adeptes veillent-ils à n’accomplir des "miracles » que dans des circonstances très spéciales.
Les pouvoirs qui se rapportent à la réalisation spirituelle sont appelés pouvoir de la forme intrinsèque (svarûpa siddhi) ; ils constituent les étapes du voyage de l’être individuel vers la réintégration.

Les pouvoirs physiques
1 – Anima (atomisation) permet de percevoir les structures de l’infiniment petit.
2 – Laghima (lévitation) permet la maîtrise de la pesanteur en développant dans chaque cellule du corps la tendance centrifuge qui s’oppose à la pesanteur, force centripète.
3 – Mahimâ (immusité) permet de voir depuis l’extérieur des galaxies.
4 – Garimâ (pesanteur) permet d’assumer un poids très lourd, de rendre pesant un objet ou soi-même.
5 – Prâpti (obtention) permet d’obtenir tout objet où qu’il se trouve.
6 – Praklâmya (à volonté) permet l’accomplissement de tous ses désirs.
7 – Vashitva (en son pouvoir) permet de contrôler toutes les créatures et tous les éléments.
8 – Ishitva (souveraineté) permet de créer des êtres et des choses. L’adepte devient semblable à un dieu.
9 – Rapa (de forme)
10 – Lâvanya (de charme)
11 – Hala (de force)
12 – Sanhanana (de fermeté)
Les 30 pouvoirs subsidiaires
Ces pouvoirs sont dits subsidiaires car ils ne s’acquièrent que par le seul exercice de la concentration.
13 – Nirodha parinâma siddhi : pouvoir du résultat du contrôle mental qui donne à l’adepte la connaissance du passé, du présent et de l’avenir.
14 – Le pouvoir des langues et leur sens, de toutes créatures, animaux ou Hommes.
15 – La connaissance des naissances passées s’obtient par la concentration sur ses traces qu’elles ont laissées dans l’être vivant.
16 – L’art de lire les pensées s’obtient par la concentration sur la faculté de connaître.
17 – L’invisibilité.
18 – La connaissance de la mort.
19 – Le pouvoir de l’âme ou de la pensée souveraine s’obtient par la concentration sur le pouvoir de l’amitié, de la jouissance, de la pitié ou du détachement.
20 – L’acquisition du pouvoir physique de toutes les créatures s’acquiert par la concentration sur ces pouvoirs.
21 – La connaissance des choses subtiles, cachées et éloignées s’obtient en attirant sur elles la lumière de la nature et en se concentrant sur cette lumière.
22 – La connaissance du monde céleste en se concentrant sur le soleil.
23 – La connaissance des planètes en se concentrant sur la lune.
24 – La connaissance du mouvement des étoiles en se concentrant sur l’étoile polaire.
25 – La connaissance du corps et de tous ses éléments constitutifs s’acquiert par la concentration sur le nombril.
26 – La libération de la faim et de la soif s’obtient par la concentration sur la cavité du cou.
27 – Le calme du corps et de l’esprit s’acquiert par la concentration sur l’artère de l’énergie vitale appelée kurma, près de la cavité du cou.
28 – La vision des êtres surnaturels s’obtient par la concentration sur la lumière qui rayonne du centre subtil du sommet de la tête, le brahmarandhra.
29 La connaissance des choses secrètes s’acquiert par la concentration sur l’étoile de divination (pratibhâ) qui apparaît dans l’esprit parfaitement calme de l’adepte.
30 – La connaissance de la conscience s’obtient par la concentration sur le cœur.
31 – La visualisation de la forme intrinsèque de l’être cosmique est le pouvoir qui en synthétise de nombreux précédents, quand l’adepte a atteint l’état de vraie conscience.
32 – La sortie hors du corps s’obtient en se concentrant sur le corps subtil.
33 – L’intouchabilité s’acquiert par la concentration sur l’énergie vitale de la toux (udâna). Ni la souillure ni la boue, ni l’eau ni la mort n’ont plus de prise sur l’adepte.
34 - Le contrôle de l’énergie ignée (samâna).
35 – L’audition divine.
36 – La lévitation s’obtient en se concentrant sur les rapports du corps avec l’éther omniprésent.
37 – La libre sortie du corps (mahâvidéha dhârana) s’acquiert en se concentrant sur l’idée de la liberté de l’esprit.
38 – La conquête de la nature s’acquiert par la concentration sur les cinq états, soumettant ainsi les cinq éléments à son pouvoir.
39 – La victoire sur les cinq principes de perception.
40 – La connaissance de toute chose confère la maîtrise de tout ce qui est du processus de la connaissance
41 – La connaissance du temps et de ses séquences donne l’intelligence de l’instant permettant de comprendre la pleine nature des choses et de connaître le passé, le présent et le futur des mondes.
42 – Le pouvoir transcendant (parâ siddhi) qui permet, par le détachement qu’engendre la lumière du détachement, de réaliser la destruction de l’embryon du mal et d’atteindre la libération des entraves.
Les pouvoirs spirituels
43 à 84 – Au-delà des pouvoirs physiques ou subtils existent des pouvoirs intérieurs, ou spirituels, qui sont désignés par les mêmes noms que ceux physiques et ne sont que les aspects supérieurs des mêmes phénomènes. Ils résultent de l’éveil à la transcendance.


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