Un voyage Sirius-Terre

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Un voyage Sirius-Terre

Message  Francesca le Dim 18 Nov 2012 - 8:50

Issu des Carnets de Recherche de Christian Sastre (Stian)

05 – Un voyage Sirius-Terre – Avec son aimable autorisation

L’Homme, cet émigré de Sirius

Voici l’idée fantastique (bien qu’elle ne soit pas nouvelle en réalité) développée dans ce Carnet, à savoir : Dans un lointain passé, des êtres ont réalisé un voyage interstellaire digne des récits actuels de science fiction. Il ne s’agit même pas d’anticipation, puisque ce terme signifie qu’une réalisation, ou une invention, bien qu’elle soit en avance sur les progrès techniques contemporains, apparaît d’ores et déjà du domaine du possible.

Ce voyage, tel que les Traditions anciennes laissent supposer qu’il eût lieu, est utopique au regard des critères scientifiques d’aujourd’hui. En effet, d’une part, les progrès futurs de la science ne permettent absolument pas de l’envisager, d’autre part, les intellectuels dénient toute forme de civilisations savantes précédant la nôtre. Et pourtant !

Il semble que nos ancêtres de quelques dizaines de milliers d’années, sinon de millions, vinrent de l’étoile de Sirius jusqu’à notre système solaire en vue de peupler cette partie de l’univers. Qu’importe les motifs qui les y ont contraints. Quoi qu’il en soit, nous, les habitants de la planète Terre, nous serions les descendants de ces voyageurs venus de Sirius.

D’ailleurs, comme le précise le titre, ce voyage ne s’est pas effectué comme un aller-retour Terre-Sirius-Terre. Ce fut un aller simple. Le parcours commença à partir de cette lointaine étoile et se termina là où la planète Terre gravite maintenant.

Quant aux traces qui pourraient subsister de cet incroyable voyage, elles sont difficiles à découvrir, à démontrer d’une façon indéniable. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de les rechercher dans ce qui forme la trame des civilisations passées.

Les légendes ne manquent pas dans l’histoire des peuples tendant à démontrer que l’humanité possédait de très bonnes connaissances relatives aux étoiles et plus particulièrement à Sirius.
Le présent Carnet est une courte synthèse sur les connaissances actuelles concernant Sirius et des liens qui influencent encore diverses traditions.

Nous nous pencherons donc sur cette « Grande Pourvoyeuse » de l’astrologie égyptienne afin de tenter de percer l’origine de son observation. Les Grecs la connaissaient également. Ensuite nous approfondirons notre sujet chez les Dogons. Ce peuple semble se transmettre une tradition selon laquelle – c’est important de le noter d’ores et déjà – la Terre gravitait, voici bien longtemps, autour de Sirius. Enfin seront recherchés des éléments susceptibles de savoir s’il est sérieux d’accorder du crédit à cette étrange et probable origine de l’humanité terrestre.
Auparavant, tournons-nous vers la science afin de connaître les données actuelles exactes fournies par les astronomes. De cette façon, il sera plus facile d’établir des relations entre le savoir des Anciens et les connaissances scientifiques actuelles.

Ce qu’en disent les astronomes :
La plupart des renseignements qui suivent proviennent, d’une part, des dictionnaires et des livres de vulgarisation scientifique (surtout pour comparer les données) d’autre part, d’une réponse aimablement communiquée par la Société astronomique de France, (1) dont les précisions sont fort concises.

Sirius est l’étoile dominante de la constellation du Grand Chien (en latin Canis major), située dans l’hémisphère austral. Pour le ciel boréal, l’étoile la plus visible est Véga, dans la constellation de la Lyre. Canis major n’est pas la constellation la plus proche puisque celle du Centaure (Centaurus) n’est éloignée que de 4,3 années de lumière (en abrégé al.). D’après les déterminations les plus récentes (Georges D. et Cardyn V. Gatewood, 1.978), Sirius est à 8,63 al. Pour information, il est bon de préciser que les étoiles peuvent être visibles jusqu’à une distance de 500 années de lumière.

LIRE LA SUITE ICI….. https://sites.google.com/site/mescarnetsderecherche/05---un-voyage-sirius-terre-1

»Les carnets de recherche » en « livre numérique » chez http://www.numilog.com/

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Re: Un voyage Sirius-Terre

Message  Stian le Dim 18 Nov 2012 - 15:42

Merci Francesca d’avoir inséré le début de mon carnet de recherche sur ce qui paraît probablement notre lointaine origine, si ce n’est notre provenance. C’est un thème qui m’avait interpellé, car d’une part, notre passé m’intéresse, d’autre part, l’histoire de l’Égypte ancienne est un des socles de notre civilisation actuelle.
Étant l’auteur de cette étude, je me donne l’autorisation de la compléter, en espérant que je n’empiète pas sur tes prérogatives. Si tu le trouves trop long, dis-le moi, je ne recommencerai plus. (Sourire)

-o-o-o-o-o-
Voici donc la suite :

« Appelée parfois l'étoile du Chien ou l'étoile de la Canicule, Sirius ne peut être observée sous nos latitudes moyennes nord, pratiquement qu'en hiver. L'idéal d'observation est aux alentours du 15 février, sur le méridien 65° nord, à la hauteur de l'Inde ouest, en plein océan Indien. L'heure la plus appropriée semble être la 21è heure.
Elle est facilement reconnaissable, car c'est la plus brillante du ciel. De couleur blanche, sa raie spectrale est celle de l'hydrogène. Elle fait donc partie de la classe A du groupe spectral. Cela signifie que sa température est de 11.000°C environ. Pour mémoire, celle du soleil n'atteint pas les 6.000°C.

Pour ceux qui aiment les chiffres, voici d'autres précisions sur Sirius.

Sa magnitude (qui s'exprime par un nombre qui diminue quand l'éclat augmente) est de -1,6.
Son diamètre est égal à 1,68 fois celui du soleil, soit 2.335.200 kilomètres (à 3% près).

Sa masse représente 2,14 masses solaires soit 423,72.1024 tonnes ou, si l'on arrondit, à 424 suivi de 24 zéros.
Sirius fait partie d'un système double. Toutefois, ce qui la singularise est le fait que son compagnon qui gravite autour d'elle est une étoile naine. La manière dont cette dernière a été détectée résulte de statistiques relatives à Sirius A. Étant donné que l'étoile visible n'avait pas une trajectoire rigoureuse, on en a conclu qu'un autre corps céleste perturbait son orbite. Toutefois, ce n'est qu'en 1.970 que Sirius B fut officiellement découverte.

La gravitation de Sirius B est inférieure à Sirius A, mais seulement de 50% environ. Il est nécessaire d'utiliser un puissant télescope pour son observation car son diamètre n'est que de 10.200 km ; même pas celui de la Terre (12.750 km à l'équateur). Le diamètre de Sirius B est de 229 fois moins que celui de Sirius A.

Or le fait que Sirius B perturbe Sirius A signifie que cette dernière possède une densité telle qu'un mètre cube pèse plusieurs centaines de tonnes. Toutes proportions gardées, c'est comme si la masse de la Terre, par rapport à celle du soleil, était multipliée par 34,6. En d'autres termes, la densité de Sirius B est de 3,8.106, ou 3.800.000 kilos pour un mètre cube de matière, ou encore 3,80 tonnes par centimètre cube.

Certes, pour nous qui sommes sur la Terre, il est difficile d'imaginer l'activité d'un Homme qui vivrait sur Sirius B avec un poids si énorme. Il n'en reste pas moins vrai que c'est une étoile naine dont la densité est si colossale qu'elle représente une aberration gravitationnelle dans la constellation du Chien.

La tradition siriaque
Dans la littérature relative à l'Égypte, à la Grèce ainsi qu'à d'autres civilisations antiques, l'étoile du Chien est souvent mentionnée. Qu'il en soit ainsi semble évident, puisqu'elle est remarquable par son éclat. Pourtant, l'on s'aperçoit que ce n'est pas seulement sa grande visibilité qui est à l'origine de l'engouement initiatique et traditionnel dont elle a fait et fait encore l'objet.

C'est plus particulièrement en Égypte qu'elle prit une importance extrême en tant qu'événement astronomique susceptible de servir de point de repère dans l'immensité du ciel. Sirius, étant beaucoup plus éloignée que le soleil, permit de fixer la durée exacte de l'année d'une façon plus précise qu'avec, comme simple repère, notre soleil.
Les prêtres-savants égyptiens s'aperçurent qu'elle revenait tous les ans, fidèle au rendez-vous après une absence de plusieurs mois. De ce fait, parmi les étoiles dites fixes, "Sirius est l'étoile qui permet de compenser l'écart irrationnel du temps. Elle établit ainsi une année fixe ou Année de Dieu servant de mesure de référence permettant de noter exactement tous les mouvements du ciel." (2) Un fait est certain : Sirius apparaissait à la même époque lors de la crue du Nil. Elle semblait en être l'ordonnatrice. Cette simultanéité l'associa très tôt à la fécondation de la Basse Égypte ; sans pour autant lui reconnaître une influence directe quelconque.

Le lever héliaque de Sirius, en direction du soleil, fut fixé au premier mois de Thot. Selon notre calendrier actuel, Sirius symbolisait le nouvel an égyptien. Depuis plus de cinq mille ans, il est fixé à une date correspondant au 19 juillet. Elle ne manqua donc pas d'étonner les peuples de l'Antiquité.

Les Égyptiens avaient, comme référence cyclique, la révolution sidérale de Sirius, qu'ils nommaient Sothis d'où le nom de cycle sothiaque. D'une durée de 1.461 années, on s'aperçoit que, dans la pratique, ce nombre est symbolique. En effet, le 19 juillet suivant, Sirius ne se lève pas à la même heure que le soleil.

Ainsi, "après 4 ans, Sirius se lève le deuxième jour de l'année égyptienne, après 8 ans le troisième jour, après 12 ans, le quatrième jour et ainsi de suite. Les Égyptiens corrigeaient ces écarts en ajoutant des jours aux années, comme nous le faisons pour les années bissextiles. Ces corrections se reproduisaient tous les 1.461 ans lorsque Sirius recommençait à se lever avec le soleil le 19 juillet.

Les inscriptions retrouvées par les Soviétiques dans les tombeaux nouvellement ouverts correspondent à 25 cycles de ce genre. Vingt-cinq fois 1.461 font 36.525 années. Et comme il faut compter en revenant vers le passé en partant de 4.241 avant J.-C. (origine du calendrier officiel égyptien), l'antiquité de l'Égypte devrait remonter à 40.000 ans avant l'ère chrétienne." (3)

Il a donc fallu que les astronomes de la très haute Antiquité relèvent les différentes positions de Sirius sur de si longues durées, que l'on ne peut qu'admirer leurs méticuleux calculs du temps. Ce ne peut être que le résultat d'un long mûrissement de leur science ou celui d'une civilisation très avancée. Il est commun de dire que l'humanité semble avoir vécu un Âge d'or et que, à la suite d'un cataclysme planétaire, elle a sombré dans l'effacement de la civilisation. Elle se relève lentement.

"Mahmoud Bey, savant astronome égyptien, estimait que celle (la Pyramide) de Khéops, (4) la plus grande des pyramides, avait été construite à une époque spécialement choisie, où les rayons de Sirius, parvenus au point culminant de sa course, tombaient perpendiculairement sur la face méridionale de la Pyramide, il y a 5.200 ans." (5)
Mais Sirius n'était pas seulement un repère astronomique et temporel. Louis-Claude Vincent rapporte que "le Pr. Pochant a posé l'interrogation sur la liaison Pyramide et Cosmique : Les anciens Égyptiens ont-ils cru, comme certains le pensent à l'heure actuelle, que les 4 faces de la grande Pyramide permettraient la captation de l'énergie cosmique et en particulier du rayonnement de l'étoile flamboyante de Sirius, l'Isis égyptienne ?" (6)

Les Égyptiens devaient effectivement savoir que Sirius rayonnait une énergie invisible, ou extrêmement plus puissante que celle visible. Cela pourrait se déduire du 149è chapitre du Livre des morts des anciens Égyptiens :

"Voici que les portes de Maat s'ouvrent devant moi
Et que les portes des abîmes célestes sont déverrouillées.
Puis, entouré des Dieux, je dresse une échelle vers le ciel,
Car, comme eux, je suis dieu.
Je pousse des cris, pareil à l'oie sauvage.
Que les dieux puissent m'entendre ;
Et ma voix est pareille à la voix de Sothis."(7)


Il est bien question, dans ce passage, d'un autre aspect de la Sothis visible. Sinon, il eût s'agit de lumière et non de voix.

D'ailleurs, le terme même de Sothis signifiant super-Soleil, les prêtres considéraient Sirius comme le soleil central dont l'influence était supérieure à celle de notre soleil. On se demande bien pourquoi, et surtout comment l'ont-ils découvert ! Attribuaient-ils une énergie gravitationnelle à Sirius susceptible d'effets sur notre système solaire ?
Sirius, la Sothis des Grecs, appelée aussi "la Grande Pourvoyeuse" est constamment évoquée dans les "Textes des Pyramides". Pour eux, Sirius est l'œil de Râ, c'est lui qui alimente la luminosité de notre soleil, ou plutôt son énergie, qui ne proviendrait pas d'un feu central ou d'un soleil chaudière.

On serait tenté de croire que l'âme rejoint sa source, lorsqu'elle s'est dissociée de son corps physique après la mort. "Le défunt deviendra un Esprit sanctifié dans toute sa perfection ; il pourra ériger le symbole du Djed et affermir celui de la Boucle sacrée, et il pourra naviguer dans la Barque de Râ partout où il voudra." (8)

Tout se passe comme si, lors de temps très reculés, les connaissances sur Sirius, réservées pourtant aux prêtres, avaient été approfondies, sinon vécues jusqu'à concevoir une origine siriaque de l'âme. Naturellement, cette idée n'est guère explicite, malgré l'importance que la tradition a accordée à Sothis.

Le rôle symbolique de Sirius marqua profondément Alexandre le Grand. Lorsqu'il se fit initier en Égypte, il est probable que lui fut dévoilée l'importance capitale et méconnue (secrète) de Sirius dans la cosmogonie. En effet, le siège de Tyr durait près de six mois déjà au moment où la ville capitula. C'était en juillet 332 avant notre ère.
"Il se passa alors un fait extraordinaire : la prise de la ville correspondait à la date astronomique du lever héliaque de Sirius, l'étoile du Chien, ce qui signifie que l'astre, absent du ciel pendant toute une période de l'année, réapparut à l'horizon oriental pour marquer la victoire d'Alexandre et lui annoncer qu'il porterait bientôt la tiare des pharaons.

"... Alexandre le Grand, en pieux fils d'Amon, modifia le calendrier grec afin que désormais l'instant du lever de Sirius marque le commencement de l'année nouvelle, ainsi qu'il était fait en Égypte." (9)

D'autres peuples font intervenir Sirius dans leurs traditions.
Il en est ainsi des Dogons dont l'essentiel des informations suivantes provient d'un ouvrage sur leurs mystères initiatiques.

Sirius, pivot initiatique des Dogons
Les Dogons sont un peuple noir du Mali, groupés en quatre tribus, qui vivent au pied des falaises Bandiagara. Ils possèdent une tradition dans laquelle Sirius occupe une place prépondérante, particulièrement dans la cosmogénèse. Sirius est le pivot du mythe cosmogonique des Dogons.

C'est vraiment de l'incroyable qui se découvre dans la conception que les Dogons ont de l'univers. Pourquoi l'étoile Sirius joue-t-elle un si grand rôle pour ce peuple ? Si l'on en croit pourtant la doctrine officielle, aucune tribu noire ne possède de connaissances suffisantes, ni les moyens scientifiques appropriés. Seule celle des Dogons a bâti une cosmologie dans laquelle les moindres détails semblent avoir été judicieusement "imaginés". Que ce soit l'origine de l'univers ou celle de l'Homme, ou même celle de la vie, tout y prend place selon un puzzle logique et cohérent.
On peut penser que, grâce au ciel très pur du Mali, Sirius a pu être observée avec toute la circonspection nécessaire en vue d'élaborer une doctrine initiatique ; cela afin de renforcer les liens entre les quatre tribus par un "ciment psychologique". Mais que dire alors de leurs sages (de leurs sorciers) qui vont même beaucoup plus loin dans ce qu'ils ont bien voulu divulguer concernant des précisions sur Sirius B ? Certaines des caractéristiques qu'ils dévoilent ne sont connues des scientifiques que par l'application de techniques d'avant-garde. D'autres connaissances nous dépassent encore !

Il est quand même remarquable que les notes originelles sur la culture des Dogons, qui ont servi de support à une étude de Éric Guerrier, (10) ont été prises par des ethnologues. Ceux-ci ne se doutaient guère du caractère extraordinaire, voire purement scientifique de ces... légendes et de ce folklore.

La lecture de cet ouvrage est à conseiller, ne serait-ce que pour prendre conscience que des cosmogonies différentes de celles actuellement acceptées, existent chez des peuples que l'on dit arriérés.

Les Dogons affirment que Sirius, visible, possède un compagnon, invisible celui-là, appelé Pô-tolo qui tourne autour de Sirius (Sirius B). Jusqu'ici, la science peut suivre. Ensuite, pour approfondir le système siriaque, il suffit d'étudier la cosmogonie de cette peuplade. En effet, un second compagnon, Emm-ya tolo, tourne autour de Sirius ; et autour de ce dernier gravite un satellite nommé Nyam-tolo.
Les unités de mesures locales utilisées par les Dogons doivent être converties en nos mesures afin de mieux nous étonner ; que l'on en juge. La révolution de Sirius B est de 50 années (confirmée par la science) C'est d'ailleurs de 2 fois 50 années que viendrait la notion de siècle qui date d'un lointain savoir. D'après les Dogons, sa masse équivaudrait à 50 tonnes par centimètre cube.

Et d'autres précisons astronomiques qui sont encore loin d'être confirmées ou infirmées par la science officielle.
"Ce sont les mouvements du Pô-tolo (Sirius B) qui maintiennent toutes les autres étoiles à leurs places respectives : on dit en effet que sans ce mouvement, aucune d'elles ne pourraient tenir. C'est Pô-tolo qui les contraint à conserver leurs trajectoires : elle règle notamment celle de Sirius. C'est pourquoi, soutenant en tournant sur elle-même et autour de Sirius, on dit qu'elle est le pilier des étoiles." (11)

Plus loin, on apprend que la place primitive de l'astre est celle où se trouve actuellement le Soleil ; elle s'est éloignée de la Terre, dont seul le Soleil est resté proche. Elle s'est donc déplacée et occupe actuellement le centre du ciel ; mais elle est un centre en mouvement.

Il est difficile de comprendre comment les Dogons sont parvenus à maîtriser la connaissance de cette anomalie gravitationnelle qu'impose Sirius B à cette partie de l'univers, et cela à cause de sa densité et de sa giration.
Qu'ils s'en soient servis de point de repère dans le ciel, c'est acceptable, Sirius A étant l'étoile la plus visible. De plus, diverses cérémonies se sont associées au lever héliaque de Sirius. Mais l'extraordinaire réside dans le fait que c'est Sirius B qui est commémorée tous les 60 ans.

La révolution de Sirius B, de 50 ans environ, s'est peu à peu modifiée pour se calquer, symboliquement, sur la période initiatique de 60 ans. Les Dogons appellent ce cycle Sigui (l'actuel aurait commencé en 1958). Il ne semble pas qu'il y ait de corrélation avec le cycle de 60 ans des Orientaux, puisque le présent cycle que pratiquent les bouddhistes a commencé en 1984.

Ainsi que l'explique Éric Guerrier : "Pour des raisons de connotations numériques, le nombre 60 a pris chez les Dogons une importance ésotérique qui est devenue en fait la période du Sigui. Cette dissociation entre la théorie rattachée à un cycle astronomique vrai, et la pratique calculée sur un cycle numérique faux... est une gnose initiatique dont le but n'est pas de connaître le monde mais de le vivre." (12) C'est une commémoration fluctuante dans le temps, fonction des astres... comme l'est, par exemple, la fête chrétienne de la Pâque.

Cette cérémonie du Sigui commémore à la fois la révélation de la parole aux Hommes, l'apparition de la mort sur la Terre, ainsi que le rappel de la création du monde par Amma (Dieu).

Afin que de telles connaissances se perpétuent au sein d'une société qualifiée de primitive, il a fallu que l'événement originel soit suffisamment important. L'empreinte psychologique a dû être terrible puisqu'elle a été jugée digne d'être transmise de génération en génération.

Il faut quand même savoir que les Dogons n'ont pas dévoilé la totalité de leur gnose aux ethnologues venus étudier leurs mœurs. Un certain mûrissement dans la connaissance de leur cosmogonie paraît nécessaire pour avoir accès à leur complète initiation. Faut-il développer des pouvoirs psychiques propres à se mettre en harmonie avec ce qui ne peut être inculqué par la seule voie intellectuelle ou élémentaire des sens ?

Ce n'est pas impossible. Les initiés Dogons possèdent encore des connaissances qu'ils ne jugent pas utiles de dévoiler. Par exemple, ils ont bien voulu divulguer la tradition suivante, plutôt exceptionnelle pour un tel peuple. Les Dogons affirment que les Hommes vinrent de Sirius sur une Arche animée par Dieu (Amma). Retenons que l'Arche ne serait que la Terre elle-même.

Étant donné l'importance de Sirius dans la cosmogonie des Dogons, on se doutait que les Hommes provenaient de cette lointaine étoile. Leurs révélations nous y amènent logiquement.

Mais où sont-ils allé chercher l'idée selon laquelle la Terre elle-même aurait été cette légendaire Arche dont parlent toutes les Traditions de la Planète ? Les Dogons paraissent être le seul peuple à faire état d'une pareille affirmation concernant l'origine de notre Planète et de l'humanité.

Un phare civilisateur
On en arrive à une conclusion extravagante qui est celle-ci. Un peuple sans technologie, a pris comme référence symbolique dans l'univers, une étoile naine, invisible à œil nu. Non pas parce que cette étoile gravite autour d'une autre, lumineuse et visible celle-là, mais parce qu'elle émet un puissant champ de gravitation.

En plus simplifié, c'est comme si, ayant le choix entre deux cibles éloignées d'un kilomètre environ, vous visiez la plus petite qui n'a qu'un centimètre de diamètre, alors que celui de la plus grande mesure deux mètres trente. Il est possible d'envisager cette contradiction en l'expliquant de deux façons différentes. Mais peut-être sont-elles complémentaires, puisqu'elles résultent raisonnablement de ce qui précède.

La première est consécutive au fait que Sirius est un repère astronomique remarquable, donc facilement identifiable dans l'immensité pure du ciel malien. L'observation sans instrument de Sirius A est à la portée de tout le monde, que ce soit à notre époque actuelle ou comme il en était ainsi dans le passé. Le résultat fut une meilleure évaluation du temps venant affiner le calcul du cycle annuel solaire par confrontation au cycle sothiaque.
Dans ce cas, qui découle d'une connaissance qui pourrait se qualifier d'exotérique, seule l'étoile Sirius A aurait dû être mentionnée dans les traditions anciennes.

Pourtant, il se constate - nous l'avons vu pour les Dogons principalement - que ce n'est pas Sirius A qui prédomine dans le symbolisme initiatique des civilisations passées. Cela nous amène à supposer une deuxième forme de connaissance, une gnose ésotérique, réservée à de rares initiés. Peut-être les prêtres-savants (ou les prêtres-sorciers) savaient-ils distinguer l'énergie puissante et invisible (gravitationnelle) rayonnée par Sirius B !

Dans ce cas-là, ou bien leur science extrêmement développée faisait d'eux des véritables voyants ; ou bien, ils se transmettaient, depuis des temps immémoriaux, de génération en génération, une connaissance plus théorique que pratique, de leur lointaine origine.

L'étude du passé de l'humanité devrait nous réserver de bien d'autres extraordinaires curiosités. Quant à dire que des habitants venant de Sirius sont parmi nous, actuellement, c'est une autre histoire, que certains auteurs n'hésitent pourtant pas à écrire. (13)

________________________________________
[1] Adresse : 1-3, rue Beethoven, 75016 Paris.
[2] Le paradis perdu de Mu, le continent englouti du Pacifique, (2 tomes) Tome II, page 89, par Louis-Claude Vincent, Éditions de la Source d'or, 1988.
[3] Terre énigmatique, page 134, par Peter Kolosimo, collection L'aventure mystérieuse, n° A 306, Éditions J'ai lu, 1976.
[4] Les mystères des pyramides, par Christiama Nimosus, Guy Trédaniel Éditeur, Éditions de la Maisnie, 1987.
[5] Le secret de la grande pyramide, page 13, par Georges Barbarin, collection L'aventure mystérieuse, n° A 216, Éditions J'ai lu, 1976.
[6] Cf. Le paradis perdu de Mu, page 89.
[7] Le livre des morts des anciens Égyptiens, chapitre 149, page 260, par Grégoire Kolpaktchy, Éditions Omnium littéraire, 1973.
[8] Cf. Le livre des morts des anciens Égyptiens, chapitre 100, page 186.
[9] Les mystiques du soleil, page 144, par Michel Angebert, collection Les énigmes de l'univers, Éditions Robert Laffont, 1971.
[10] La cosmogonie des Dogons, par Éric Guerrier, collection Les portes de l'étrange, Éditions Robert Laffont, 1975.
[11] Cf. La cosmogonie des Dogons, page 146.
[12] Cf. La cosmogonie des Dogons, page 156.
[13] Voir dans Mes carnets de recherche : 04 L’Homme extra-terrestre. »


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Re: Un voyage Sirius-Terre

Message  Francesca le Dim 18 Nov 2012 - 17:04

Stian a écrit:
Étant l’auteur de cette étude, je me donne l’autorisation de la compléter, en espérant que je n’empiète pas sur tes prérogatives. Si tu le trouves trop long, dis-le moi, je ne recommencerai plus. (Sourire)
Bien au contraire très cher Stian, c'est un grand plaisir que de pouvoir accueillir en sa totalité cette réflexion fructueuse de ta part ; n'ayant osé moi-même en mettre l'intégralité, sans faire référence à l'issue qui est ton site.

Merci Stian pour ce riche partage qui enrichi notre forum et nos connaissances à tous ici !  

pour ceux qui souhaitent mieux comprendre, voici un schéma ! Smile 


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