Gérer sa révolte

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Gérer sa révolte

Message  shamallo le Mar 2 Avr 2013 - 16:40

Ce n'est pas bien d'être en colère, OK; mais je le suis au moins une fois par jour. Sauf quand je m'en vais loin de ce monde.

Je m'explique quant à un motif:

La situation de l'agriculture n'est pas bonne, comme tout le monde le sait, d'un point de vue économique et écologique, globalement et ponctuellement, sur la planète, un peu partout. Et le fait que nos merveilleux petits jardins soient des paradis ne change pas la chose....

Pourtant...On sait...On peut...On pourrait... Et...
J'abrège, voici un extrait de bulletin financier destiné à tous, et plus aux gens qui ont quelques misérables paquets gros ou petits d'argent à placer pour en récolter sans rien faire, ou vraiment le moins possible.
Relax, parce que je trouve qu'il y a vraiment de quoi s'énerver très fort.

"Selon les données de la FAO, l'accroissement des rendements est responsable à lui seul de 78% de l'augmentation de la production agricole entre 1961 et 1999.

La terre pourra-t-elle nourrir la population mondiale en 2050 ?
Nous sommes aujourd'hui face à un nouveau défi. La population mondiale devrait dépasser les 9 milliards d'individus d'ici à 2050, soit un accroissement de presque 30%. Les céréales sont donc un enjeu-clé de la question de l'alimentation puisque, outre leur consommation, une part de plus en plus importante est consacrée à l'élevage – la consommation de viande est, vous le savez, en hausse constante, notamment dans les pays émergents. A cela il faut ajouter la demande venue de l'industrie des biocarburants.

Dans les 4 prochaines décennies, il va donc falloir produire de plus de en plus de céréales et d'oléagineux. D'après les calculs de la FAO, l'agriculture, si elle veut suivre le rythme d'accroissement de la population mondiale, doit voir sa production annuelle de céréales passer d'un peu plus de 2 milliards de tonnes aujourd'hui à 3 milliards.

Comment augmenter cette production ? D'après les études de la FAO, cet accroissement de la production passera par l'extension des terres cultivées mais surtout par l'accroissement des rendements. Elle devrait ainsi permettre d'assurer 70% des besoins supplémentaires en matière agricole dans les pays développés, et 80% dans les pays émergents.

L'Europe, nouveau grenier à blé du monde ?
Face à l'augmentation de leur niveau de vie et à l'évolution de leurs habitudes alimentaires, nombre de pays émergents voient leur agriculture dépassée par la demande. Même des pays à la tradition agricole bien ancrée sont contraints de se tourner vers les importations. Les importations nettes de céréales des pays émergents sont passées de 39 millions de tonnes par an au milieu des années 1970 à 103 millions en 1999. D'après la FAO, en 2030, les pays émergents devraient importer chaque année 265 millions de tonnes de céréales, soit 14% de leur consommation.

Comment augmenter cette production ? D'après les études de la FAO, cet accroissement de la production passera par l'extension des terres cultivées mais surtout par l'accroissement des rendements. Elle devrait ainsi permettre d'assurer 70% des besoins supplémentaires en matière agricole dans les pays développés, et 80% dans les pays émergents.

Aux pays traditionnellement exportateurs, comme les Etats- Unis, le Canada, la Russie ou l'Australie, s'est ajoutée à la fin du siècle passé l'Union européenne. L'Europe est ainsi passée d'importatrice nette au milieu des années 1970 à exportatrice nette à la toute fin des années 1990 pour s'imposer comme le deuxième exportateur mondial de blé avec près de 9% des volumes échangés en 2010, loin derrière les Etats-Unis qui pèsent encore pour 30% des exportations mondiales.

Et parmi l'Union européenne, la France est le premier pays agricole. S'arrogeant 23% de la production agricole européenne elle s'impose comme le premier producteur de blé, de maïs (plus de 60% de la production européenne) et de céréales en général. L'Hexagone est aussi le premier exportateur de céréales de l'UE.

Aujourd'hui, la production de céréales est en hausse constante. A 690 millions de tonnes, elle devrait progresser de +4,3% par rapport à 2012. Et l'Europe contribue à elle seule à 50% de cette hausse grâce à une augmentation des surfaces cultivées et une reprise des rendements après des années plutôt médiocres. Cette année, la récolte de céréales en Europe s'annonce donc record.

Seulement voilà, l'agriculture européenne se heurte à plusieurs contraintes en partie contradictoires : maintenir et même augmenter les rendements pour faire face à la hausse de la demande mondiale tout en tenant compte des préoccupations écologiques.

A la recherche du rendement (agricole)
Comme le souligne une étude du ministère de l'Agriculture, les rendements français stagnent depuis une dizaine d'années. Car malgré les progrès accomplis au cours des précédentes décennies, la marge de progression reste importante, même dans les pays pratiquant couramment l'agriculture intensive.

Ainsi, selon la FAO, le rendement moyen des cultures de blé en France pourrait atteindre 8,7 tonnes/ha, et même 11,6 tonnes/ha sur les meilleures terres, contre un rendement moyen de 7,2 tonnes/ha actuellement.

Les engrais, la clé du rendement
Selon les projections de la FAO, pour faire face à l'augmentation de la demande, il faudrait que les rendements des terres agricoles augmentent de 1,2% par an d'ici à 30 ans.

Une augmentation qui devrait passer par une augmentation des terres cultivées, une nouvelle "révolution verte"biotechnologies), par l'agriculture raisonnée et la mécanisation mais aussi par l'utilisation des engrais et autres intrants.

Au cours des 30 dernières années, la quantité d'engrais utilisée a plus que doublé. Chaque année, c'est plus de 160 millions de tonnes d'engrais qui sont utilisées à travers le monde. En France, c'est environ 150 kg par an et par hectare d'engrais qui sont utilisés. Au cours des 30 prochaines années, la demande devrait augmenter au rythme de 1,1% par an.

Entre demande alimentaire en constante augmentation et contraintes écologiques et environnementales , l'agriculture doit aujourd'hui faire face à une double exigence.
Une société, XXX détient une parcelle de solution : une meilleure utilisation des entrants pour faire face à l'augmentation de la demande en produits agricoles tout en respectant l'indispensable réduction des engrais et autres pesticides..."

Les bêtes qui crèvent, les émeutes de la faim, les gens empoisonnés petit à petit, les paysans suicidés ici ou ailleurs, sont des "contraintes", bah ma bonne dame, faut bien faire avec, hein? No

Et là, on propose très courtoisement_C'est marketingment impeccablement écrit_ de placer, par prudente diversification, des petits soussous dans cette boîte très BCBG, n'est il pas? C'est daté du 2 avril 2013, ce matin au courrier financier. Je n'ai pas envie de commenter, quelqu'un sera peut être plus en forme que moi, passablement fatiguée alors là, de lire ces c... révoltantes! Le lion qui habite mon coeur n'est vraiment pas content, des fois. Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil , et c'est peu de le dire.

shamallo

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