Messages du Peuple Animal : Esprit-Guide

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Messages du Peuple Animal : Esprit-Guide

Message  Francesca le Jeu 30 Mar 2017 - 7:13

Messages du Peuple Animal : Esprit-Guide

Posté par othoharmonie (francesca) le 30 mars 2017



Tout à l’heure, lorsque la voix-guide est venue nous chercher pour la quatrième fois, elle n’a rien articulé de plus en notre cœur qu’un énigmatique « êtes-vous prêtes ? »


Confiants et aimants, nous l’avons aussitôt suivie, délaissant l’un après l’autre, au tout petit matin, nos vêtements de chair. Bientôt notre vue paraît s’étendre à trois cent soixante degrés, comme si nous étions réduits à un point au centre d’un cercle. Quelques secondes s’écoulent encore avant que nous ne réalisions parfaitement ce qui se passe…. Nos deux âmes : celle de Daniel Meurois et de Anne Givaudan se sont projetées au fin fond d’un terrier, aux côtés d’un lièvre. Sous lui, ce ne sont que feuilles mortes et touffes de poils mêlées à la terre, une terre âcre et sèche… puis soudain nous entendons :

« Non, je vous le demande, ne bougez pas, ne cherchez pas à sortir d’ici ». Murmure soudain la voix-guide dont nous souhaitions ardemment le retour… : « vous ne seriez pas en ce lieu si vous n’y étiez pas invités, croyez-le. L’âme de la terre sait fermer ses portes, ou les ouvrir lorsqu’il le faut. Elle entretient de profondes relations avec la Conscience animale, et si ce terrier  vous accueille c’est bien parce qu’une intelligence autre qu’humaine l’a voulu.

Regardez ce lièvre à la robe si rousse, avec son museau qui remue maintenant fébrilement comme pour recueillir l’impalpable, il vous paraît certainement identique à mille autres. Il n’en est rien pourtant. C’est assurément lui qui vous a attirés ici, éclairé en cela par la conscience-groupe de son espèce. Il est un guide de sa race, un guide incarné, dont le but est d’éveiller un peu plus toutes les petites âmes des environs, analogues à  la science. Il les enseigne à sa façon, vous le verrez ! Cela vous surprend ? Il faut pourtant vous y habituer. Les animaux eux aussi ont leurs guides, leurs maîtres à penser, à évoluer, leurs grands initiés. Pourquoi donc cela serait-il réservé au genre humain ? Cela vous a toujours été dit, le Divin emprunte tous les corps et tous les niveaux de la conscience pour visiter l’univers, et ses langages sont si multiples qu’aucun esprit ne peut en concevoir la totalité.

Contrairement aux humains, vos frères animaux savent toujours lequel parmi eux est à considérer comme un guide, un maître de sagesse… Oui, je dis bien sagesse, car une telle notion ne leur échappe pas. Certes, ils ne peuvent en discourir ainsi que vous le faites… mais la sagesse se ressent et s’exprime pour eux par une simple qualité de rayonnement qui inspire un nécessaire respect. Elle ne peut être une valeur subjective, elle ne peut reposer, dans leur monde, sur des éléments qui se discutent ou qui oscillent d’une espèce à l’autre. Elle est, voilà tout ; elle impose doucement son rayonnement là où elle apparaît. Elle n’a rien à prouver parce qu’elle est nécessairement un reflet de l’Esprit Universel ».

L’Esprit Universel… les animaux ont donc également cette notion ?

« Les espèces les plus individualisées la possèdent parfaitement. La notion de Divinité est innée en elles. Une telle Présence non plus ne se discute pas. Elle n’a pas besoin qu’on la pare d’un nom ou qu’on lui consacre un culte. Les noms et les cultes ne servent après tout qu’à raviver la mémoire, à entretenir le souvenir. La réalité du Divin est permanente dans la conscience de vos jeunes frères. Elle n’appartient donc pas au domaine du souvenir. Si vous ne parvenez pas souvent à la percevoir au fond de leurs prunelles ou dans leurs attitudes, c’est parce que vos références sont différentes et que vous ne possédez pas les clés de leurs sociétés.

Croyez-vous que, pour un être… à la réalisation angélique, le comportement humain reflète souvent une conscience tournée vers l’Ordre divin ? Voyez l’analogie et ne la perdez jamais de vue. Ainsi donc, si vos frères, dont j’ai partiellement la charge, sont effectivement plus jeunes que vous sur le chemin qui conduit à l’ineffable Soleil, ils n’en sont pas moins proches de Lui, pas moins purs non plus. Cela vous a déjà été enseigné. Un enfant est-il moins qu’un adolescent et un adolescent moins qu’un adulte ? Leur essence, leurs potentiels sont identiques. L’enfant est quelque part adulte au fond de son âme et l’adulte a lire chez francescaoublie de se rappeler qu’il demeure aussi toujours enfant. Le seul problème consiste à savoir réellement ce que signifie ce mot, adulte.

Mais apprenez plutôt à vivre quelques instants au rythme de ce terrier. Cherchez dans la quiétude de votre cœur à respirer à l’unisson avec sa matière, ses feuilles mortes et ses racines. Laissez-vous ensuite accueillir par l’âme qui vous y a invités. Elle a un dépôt à vous confier. Pour elle aussi, la venue de consciences humaines en ce lieu représente une initiation, un bonheur » !

Avec ces mots qui s’éteignent au-dedans de nous, la voix-guide a laissé place au silence…..

Source sur le blog de Francesca ; LE PEUPLE ANIMAL  de Daniel Meurois et Anne Givaudan  

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Message d’un Esprit-Guide Animalier

Message  Francesca le Sam 1 Avr 2017 - 8:50

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PRECIEUSES REPONSES A DES QUESTIONS ESSENTIELLES
QUE LES HUMAINS QUI AIMENT LES ANIMAUX SE POSENT  

Message d’un Esprit-Guide Animalier  


Posté par othoharmonie BLOG (francesca) le 01/04/2017

Arrow Cet article est un peu long mais oh combien riche en connaissances  Very Happy Merci de prendre le temps  


Puissent ces lignes être accueillies avec le même bonheur que celui qu’elles ont fait naître en nous, en se précipitant sous notre plume…. poursuit la voix de l'Esprit Guide Animalier


"Amis, dont j’ignore tout, voici quelque temps que je vous devine à mes côtés. Parfois ... lorsque je suis seul et lorsque le vent dirige mes pas vers une direction nouvelle, je vous sens. Il y a peu de jours encore, je ne savais si vous étiez de mon peuple ou de celui des hommes. Au fond de mon sommeil je percevais deux boules de feu qui venaient me visiter. Les âmes de mon peuple parties avant les autres vers le Centre de l’Univers agissent parfois de la sorte. J’ai pensé à elles et j’ai cru que mon départ était proche car la terre que je foule ne me semble pas totalement mienne. Elle ne nourrit pas mon âme selon ses besoins. Je ne sais pas y puiser la force qu’y trouvent mes semblables. Elle ne me parle plus de la même façon qu’à eux. Alors j’attends quelque chose de l’homme mais trop de choses se cachent derrière ses yeux et que je ne comprends pas.

Aujourd’hui, je sais un peu plus qui vous êtes car une lumière m’a montré vos visages et a chassé toute crainte. C’est elle qui me fait m’adresser à vous du fond de mon sommeil. Elle me murmure des images que j’ignore parfois et des sensations que vous seuls comprenez… Je ne vous vois pas mais je vous devine proches. Je sais que vous m’entendez et aussi qu’il faut que  je vous parle de mon peuple, peut-être de moi également. Mon peuple… quel est-il au juste ? Peut-être tout ce qui n’a pas visage d’homme… car tout me parle, car j’entends tout me murmurer la Vie. Tout sauf l’homme, l’homme qui pourtant m’attire, qui me comprend si peu, si me veut mais en même temps me refuse.


Au coeur de mon peuple, chez ceux qui volent, ceux qui rampent et parfois aussi ceux qui nagent, on dit beaucoup de choses de l’homme. Ce qu’on raconte de lui, ce qu’on voit de lui est si multiple, si contradictoire que nul ne sait. Alors, parmi nous, il y a un peu... les fidèles, ceux qui craignent l’humain… et les traîtres, ceux qui, comme moi, espèrent en lui et font confiance.


Ceux-là, je peux vous le dire, sont mal en ce monde car toute leur vie est un pari, un espoir souvent déçu. Je n’ai pas choisi le camp dans lequel je me trouve aujourd’hui. Aucun de nous ne l’a choisi. Je me souviens de la grande cage dans laquelle je suis né. Dès que des mains humaines y apparaissaient, il fallait que je me glisse vers elles dont j’ignorais même la provenance. Quel était le corps dont elles étaient le prolongement, le regard qui les animait ? Tout cela était tellement lointain pour moi ! Elles étaient juste quelque chose qui pouvait me tirer vers le haut et que je devais rechercher. Bien après, j’ai vu qu’elles appartenaient à une âme qui avait de la beauté. C’est cela qui importe pour nous, pour tous ceux de mon espèce… la grandeur de l’âme. Le reste, nous ne le percevons pas, nous l’ignorons. La dimension d’un corps, son apparence, tout cela en réalité nous échappent la plupart du temps. Ce sont les dégagements lumineux d’une présence qui comptent… qu’ils proviennent d’un humain, d’un de nos semblables, d’un arbre ou même d’un endroit du sol.


Ainsi, chez nous, lorsqu’il y a un combat, la taille de l’adversaire intervient peu. Seule parvient à nous effrayer la force du rayon lumineux qui jaillit en avant de sa poitrine et qu’une odeur confirme. Cette odeur-là raconte les intentions de l’autre, son histoire et le but qu’il s’est fixé. Ce but est comme une qualité à développer et contre laquelle nul ne peut rien. Ce peut être la qualité patience, la qualité observation, garde, domination, méfiance, don, tendresse et bien d’autres encore. Pouvez-vous comprendre cela ?


Nous ne dissocions pas ce que nous voyons du monde et ce que nous n’en voyons pas. Nous sommes comme cela. Il n’y a pas de frontières. Peut-être est-ce cela qui nous rend parfois si stupide à vos yeux. Nous ne sommes pas dupes des opinions que vous portez sur nous et du peu de chances que vous nous laissez pour comprendre les situations… vos situations. La famille dans laquelle je vivais était unie et bonne envers ses membres, mais pour elle je n’étais qu’un chien… et j’ai très vite su qu’un chien, un chat ou un hamster était avant tout un jouet pour les enfants, un objet que l’on pouvait ranger au garage dès que l ‘on en avait assez, qui n’avait pas souvent froid et jamais sommeil. Humilité. C’est ce qui vient en ce moment à travers moi.

Une vieille chatte a vécu dans notre maison pendant quelque temps ; je ne saisissais pas toujours le sens de ce qu’elle me disait mais nous avions de longs contacts par les yeux. Pendant  ceux-ci, elle inscrivait en moi des images de sa race. Un jour, je l’ai trouvée allongée dans le ruisseau, non loin de la maison. La vie qui l’avait habitée était encore là, tout près. Elle m’a demandé de rentrer dans notre jardinet et d’aller dormir dans un coin tranquille. Il est facile pour nous de dormir lorsque nous le décidons. Nous savons le faire très souvent, lorsque nous avons mal ou lorsque nous sommes tristes. Moi, je n’étais pas triste, mais j’ai obéi à la chatte. Dès que mes yeux se sont fermés, elle est venue me rejoindre dans la lumière où je l’avais aperçue l’instant auparavant. Alors, elle m’a emmené avec elle. Il y a eu un vent de clarté et j’ai reconnu le pays du rêve où j’allais souvent. Tout y était vrai, je sentais toutes les herbes que je voulais. Il n’y avait pas d’hommes, seulement ceux de notre peuple dont beaucoup que je ne connaissais pas. Tout me paraissait si naturel… peut-être n’avais-je jamais habité ailleurs que dans cet endroit avec sa lumière rose… Peut-être que j’imaginais l’existence de l’homme et que celui-ci n’avait jamais eu de consistance.


Soudain, tout cela a disparu… il n’y a plus eu de lumière. Quelque chose est venu me frapper la tête. C’était un ballon avec lequel jouaient les enfants. Alors j’ai fait un bond et j’ai voulu moi aussi jouer avec eux. Tout est simple pour nous. Depuis, j’ai bien appris que cela ne l’était pas pour les hommes. Pour eux, le jeu se mesure…


La chatte est revenue me voir plusieurs fois pendant que je dormais. Elle ne disait rien mais je voyais que tout était bien parce que ses yeux pétillaient été qu’elle voulait se frotter contre moi… comme autrefois. Le jour où les hommes ont mis sa forme dans la terre du jardin, les enfants ont pleuré. Je n’ai pas compris du tout. Depuis, il me semble deviner ce que pensent les humains dans ces moments-là. Il y a de la division dans leur cœur. Peut-être ne savent-ils pas qui ils sont… Une âme-oiseau m’a dit qu’ils avaient besoin d’aide, que c’était ce qui se racontait à travers tout notre peuple et que celui-ci était partagé quant à l’attitude à adopter à son égard. Cette compréhension mûrit en moi depuis que je vis seul. Je vois tant d’hommes différents et presque tous ont un visage de souffrance. Parfois, je crains même de capturer cette souffrance en mon cœur et de ne plus m’en défaire. Manque d’amour… C’est une maladie. La maladie de ceux qui se croient plus forts, plus intelligents. J’ai rencontré un de mes frères qui essaie de soigner cela. L’Esprit de Vie lui a dit que c’était son rôle. Il habite avec un homme qui n’aime pas ses semblables. Il est venu à ses côtés pour que son cœur ne se dessèche pas et que la lumière continue de s’en écouler un peu.


C’est lui, l’Esprit de Vie qui m’a appris que nous avions souvent une tâche à remplir auprès de vous, humains, mais qu’il était difficile que vous l’admettiez. Aujourd’hui, je sais que ma sœur la chatte s’en est allée pour qu’une souffrance ne s’abatte pas sur un des enfants de la famille. Son départ était un des buts de sa vie. On me dit que vous pouvez comprendre tout ceci.


Lorsqu’un choc, une douleur doivent survenir quelque part, nous le savons toujours quelque temps à l’avance. Nous voyons une lumière sombre se former en un lieu. Nous ignorons souvent d’où elle vient mais les plus anciens d’entre nous enseignent qu’elle sort de l’être qui doit subir le choc et qu’elle va empoissonner un endroit précis. Elle est semblable à une colère de l’être envers lui-même. Dans notre peuple, nous ne savons pas bien ce que cela peut signifier, mais nous le constatons pour les hommes. L’Esprit de Vie peut parfois nous demander de prendre sur nous la Lumière Sombre destinée à un humain que nous aimons. Nous acceptons alors que le choc soit reporté sur nous et que la force vitale abandonne notre forme. Ce n’est pas un devoir, mais un amour qui nous pousse à faire cela. Vous vous en rendez si peu compte… et cela nous peine. Une voix me murmure que vous ignorez les liens qui vous unissent à nous, que nous revenons vous voir sous des formes différents de vie ne vie... et même plusieurs fois dans la même vie.


Il n’y a pas de mystère à cela. Seulement une logique. Je sais que si vous nous appelez vraiment, nous revenons et qu’alors il faut juste apprendre à nous reconnaître.

 
Aucun d’entre nous n’est exactement semblables à un autre, savez-vous. Lorsque j’étais encore avec ma mère, pour moi aussi tous les humains étaient identiques. Tout ce qui, pour vous, est important et vous différencie ne comptait pas à mes yeux. Ce que vous mettez sur votre forme, ou ce que vous accrochez à vos oreilles par exemple capte très peu notre attention. C’est comme si nous voyions au travers et il y a toujours un temps de notre vie où nous essayons d’apprendre vos points de différence. On m’a dit que vous ignorez que vous projetez beaucoup de choses autour de vous. Est-ce vrai ? Pourtant, toutes ces projections sont pour nous le moyen le plus sûr de vous reconnaître... avec votre voix. C’est cela qui se grave chez la majorité d’entre nous, une certaine qualité de lumière et le son, souvent même des sons que vous paraissez ne pas entendre. Des sons qui circulent dans le sol ou que les plantes nous transmettent.


Si l’un de nous ou même s un homme a peur ou souffre quelque part, il n’est pas rare que les arbres ou les fleurs le disent, parfois loin, autour d’eux. Car les arbres savent frémir et crier. Je sais maintenant que jamais ils ne sont indifférents à la souffrance, que celle-ci soit issue de leur peuple ou d’un autre. Toute douleur, toute crainte se propage par leurs veines et leurs feuilles à la surface de la terre et mange un peu de leur force. C’est quelque fois pour cette raison que vous nous entendez pleurer ou adopter une attitude qui vous semble illogique. C’est parce que vous n’avez appris ni à écouter ni à regarder. Cela aussi pour nous est une maladie et nombreux sont ceux qui m’ont averti : plus je vivrais avec l’homme plus cette maladie me gagnerait. Ceux-là m’ont appris qu’il existe quelque part d’immenses terres où mes frères animaux refusent violemment tout contact pacifique avec l’humain. Ils le font à cause de cette maladie et aussi en raison d’un vieux souvenir que je n’ai pas compris. De ce fait, ils considèrent tout le peuple des hommes comme un peuple de créatures inférieures, dangereuses, et dont il faut fuir même les plus paisibles. Je sais qu’il y a parmi eux de jeunes frères, mais aussi de beaucoup plus vieux ressemblant à des rochers qui ne bougent jamais. Ceux-là veulent garder l’ancienne culture de leur race. Ils le doivent… car en parlant aisément à la terre et aux plantes, ils entretiennent… un équilibre dont j’ignore tout moi-même.


L’Esprit de Vie qui les habite circule sans cesse entre leur cœur et celui du sol. Il se renforce depuis si longtemps que l’on dit qu’il donnera peut-être un jour naissance à un peuple très fort et à une terre très pure. Mais c’est un monde différent du mien. Ce sont les âmes-oiseaux qui colportent ces choses. Je crois qu’elles peuvent entendre et parler beaucoup de langues-images de ce monde. Souvent, elles viennent jouer avec nous au-dessus des maisons et elles nous disent ainsi ce qu’elles savent. Lorsque l’une commence par une image, la seconde continue par une autre et ainsi de suite. Chacune d’elles est détentrice, de la même histoire mais toutes obéissent à une volonté commune. J el essais très organisées e telles nous apprennent plus de choses qu’aucun de nos autres frères. C’est vers elles que je me tourne souvent lorsque  je ne sais plus où ma route est inscrite. Elles savent toujours où sont l’eau et la nourriture, même à de très longues distances. Tout cela est écrit en elles. Elles connaissent les routes que racontent la couleur des arbres et les lumières qui montent de la terre. Seules ces routes-là comptent pour elles.


J’ignore où la mienne va me mener. J’ai seulement deux regards ou trois inscrits en moi. Ils sont présents depuis toujours et il faut que je les rejoigne. Je crois que près d’eux il y a beaucoup d’eau. Mes frères et moi vivons tous de cette façon… maintenant, nous comprenons les notions de hier et de demain même si notre existence n’est pas dirigée par elles. Nous sommes habitués par les idées, des situations, des êtres, des formes qu’il nous faut rejoindre et que nous devons reconnaître quelque part. Demain n’est pas important. Ce qui l’est, c’est la fore que nous donnent ces idées, ces situations, ces présences. Nous vivons avec elles et elles sont notre chemin. Si elles donnent l’amour, alors demain ou hier ne signifient plus rien. Nous en perdons le sens car tout devient pleinement un jeu. Dès cet instant, nous oublions toute tristesse et toute souffrance car la notion, sans doute humaine, du temps s’enfuit immédiatement de nous. Il n’y a plus de désir donc plus de peur… La peur naît souvent d’un désir inassouvi de maîtriser la seconde et l’heure qui viennent. Vous nous asservissez lorsque vous nous apprenez le temps et vous nous l’apprenez dès que nous vous approchons, dès que nous absorbons vos odeurs.  Souvent, nous percevons en celles-ci des inquiétudes, comme de fortes pluies ou de violents orages prêts à s’abattre sur vous. Pour moi, cela demeure un mystère. Comment peut-on régner sur ce monde et émettre de telles odeurs de crainte et de peine ? Les âmes-oiseaux disent que notre peuple est parfait en ce qu’il est, tandis que le vôtre ne l’est toujours pas. Elles disent qu’il ne peut pas l’être parce qu’il ne sait pas jouer. Je crois qu’elles disent vrai car j’ai souvent vu que dans les yeux humains tout paraît grave et pesé.


Peut-être ignorez-vous que la forme que vous habitez est un jeu proposé par votre âme ? On me dit de vous poser la question clairement. Simplicité. Si l’intelligence est dans la complexité qui vous habite, peut-être n’est-elle pas l’intelligence…. Peut-être y a-t-il un autre nom à découvrir.


Parfois, l’Esprit de Vie qui nous anime nous dit de prendre un peu de votre tristesse et de cet étrange poids qui vous charge. Cela, nous n’avons pas toujours besoin de le décider. C’est une sorte de porte qui s’ouvre en nous, un réflexe de partage… et nous absorbons un peu de ce qui est lourd pour votre âme. Alors vous vous étonnez d’une fièvre qui nous abat, de terribles démangeaisons qui nous tourmentent et du pelage que nous perdons. Dans ces moments-là, il y a comme une boue grise, un peu collante, qui se développe à la surface de notre échine. Nous n’y pouvons rien, il y a quelque chose dans notre cœur qui trouve une logique à cela.


Les âmes-oiseaux qui vivent près de vous, dans vos maisons, acceptent aussi cette souffrance, mais le plus souvent elles ne peuvent demeurer dans leur corps… Seuls nos frères les chats, voyez-vous, savent se guérir de ceux de vos maux qu’ils absorbent. Il y a dans leur salive une lumière dissolvante pour la matière poisseuse qui se colle sur leur pelage. Vous les voyez sans cesse se laver… Cela en est la raison principale. Ils savent faire fondre les déchets issus de l’angoisse de votre monde. C’est leur secret. C’est aussi une partie d leur force. Très peu dans l’ensemble de notre peuple partagent cette connaissance. Ceux qui la possèdent en sont très fiers. Ma sœur la chatte, pourtant si proche de mon cœur, portait également en elle-même cette fierté. Cela la rendait parfois inaccessible. Je la voyais alors habitée par une sorte de clarté qui la mettait… en dehors du monde, au-delà du peuple des hommes, mais aussi au-delà du peuple animal. C’était une étrange supériorité.


Les humains, je crois, voient en cela un mépris. Cependant ce n’en est pas un. C’est un jeu. Un jeu qui permet de voir le monde de très loin, de ne pas tomber dans ses filets et dans la maladie des hommes. Parfois, ce jeu nous fait peur à nous aussi parce que nos frères les chats ne se déplacent pas suivant les mêmes lois que les nôtres. Ils ne vont pas d’un point à un autre au gré des perceptions de leur âme, mais selon les nécessités d’un autre monde dans lequel ils vivent tout autant que sur Terre. Je sais qu’ils se rendent sans cesse dans ce pays au Centre de l’Univers que nous rejoignons après notre départ de ce monde. Ils y vivent autant que sur cette Terre Exil. C’est la notion qui jaillit en moi. C’est celle que mon amie la chatte essayait de m’expliquer. Elle racontait que son peuple était là contre son gré parce que l’Esprit de Vie avait obscurci sa conscience pour une raison très ancienne que l’on ignorait… mais qu’il fallait accepter car c’était pour l’Amour. Le peuple chat, disait-elle, devait aider le peuple humain à son insu et apprendre lui-même la compassion. Certains chats refusent cela et ne parlent qu’aux arbres. Ils sont alors très durs et très puissants. L’ensemble de mon peuple ne les aime pas car on les dit rebelles à l’ordre du monde. Ceux-là font du tort à leur race car leur orgueil s’étend sur leurs semblables.



Moi aussi je parle aux arbres parfois. J’ai mis longtemps à comprendre que vous ignoriez une chose aussi naturelle. Il n’y a rien à expliquer pourtant ; cela se fait tout seul. Ce sont les battements de leur cœur qui s’expriment en nous. Ils nous communiquent des idées, des images de lumière qui viennent de très loin. Souvent, il y a un seul cœur pour plusieurs arbres tandis que d’autres en possèdent un pour eux seuls. Alors, ce sont toujours de très gros arbres et chaque chose autour d’eux paraît leur obéir, les aimer et être aimée d’eux. Dans mon peuple, nous les recherchons toujours parce que la terre qui se trouve à leur pied nous guérit de beaucoup de maux. Elle est si forte que parfois nous nous échappons et nous nous battons pour y être seuls, nous y allonger, nous y rouler et nous y endormir. Il y a toujours quelque chose pour jouer près de ces arbres. J’y ai souvent vu de petites boules velues courir sur l’herbe avec moi. Elles parlent tellement vite que je ne les comprends pas. Elles aiment se cacher dans la mousse et aussi dans les racines. Parfois, elles arrivent tant à leur ressembler qu’elles disparaissent. Alors, seule l’odeur qu’elles dégagent permet de les retrouver. C’est une odeur qui stimule notre aboiement.


Il vous arrive, à vous les hommes, d’éprouver une irrésistible envie de chanter, c’est la même chose que nous vivons dans ce cas. Il faut que nous communiquions quelque chose au monde, à la nature, parce que notre jeu devient alors très beau, très sacré. Dans ces instants-là, c’est une joie profonde qui nous gagne et il nous est difficile d’accepter que vous ne la compreniez pas, parce que tout, autour de vous, bondit de plaisir sans que vous le voyiez.


On m’a dit que, de temps à autre, vous tentez de retrouver l’Esprit de Vie dans de grandes maisons faites pour cela. Comment cela se peut-il ? Cet Esprit est présent dans le jeu, au fond des forêts, près des arbres et sur la terre sèche des montagnes. C’est là que tous mes frères animaux le trouvent. Pourquoi donc ne l’y sentez-vous pas ? Il parle dans le vent.. c’est si facile. Mon amie la chatte disait que vous emplissez trop votre cœur de vos propres paroles, que vous n’y laissez pas de place pour le chant du vent et pour les étincelles de Vie qui se déplacent partout sur les rochers et dans les buissons. Je crois qu’elle avait raison. Peut-être est-ce là ce qui vous rend si malheureux… car aucun de mes frères ne parvient à vous voir libres de tout fardeau. Comment se fait-il que nous vous sentions si grands, si puissants ? Vous faites naître chez ceux qui vous observent un étrange sentiment d’amour et de répulsion. Une voix en moi affirme que vous n’avez pas encore choisi votre route. Simplicité et humilité. Peut-être vous faut-il un peu du contenu de notre cœur… On me dit aussi que c’est pour cela que je vous parle. Etre soi, cela est-il si difficile ?


Lorsqu’il y a de la bonté quelque part, je la sens. Nous la sentons tous, même si elle est dissimulée par beaucoup de choses. Alors, nous ne pouvons nous empêcher d’y répondre, bien qu’elle ne nous soit pas adressée et qu’elle continue de se cacher. Souvent, cela nous rend plus faibles à vos yeux parce que plus naïfs quant à vos intentions du moment. Cette notion est nouvelle pour moi. Je découvre que le mensonge peut exister à travers l’homme et que c’est pour cela aussi que la majorité de mes frères animaux vous fuient. Nous voyons de la bonté dans la plupart des cœurs mais celle-ci parvient rarement jusqu’au bout des mains. C’est une énigme qui s’est révélée à moi il y a peu de temps et qui me tourmente. Elle extrait de moi un sentiment nouveau. Méfiance… mais la méfiance ne me va pas puisqu’il faut que je m’approche des hommes, puisque c’est inscrit en moi.


Nous sommes nombreux à vouloir tenter le rapprochement, de plus en plus nombreux… et cela fait naître une division qui n’avait jamais existé dans tout notre peuple. Vous nous offrez le doute… le choix. Probablement est-ce l’Esprit de Vie qui le veut ainsi. Veut-il que nous vous ressemblions ? Veut-il que nous apprenions le calcul et la dissimulation ?


Tout au long de mon chemin, près de vos habitations, il m’est arrivé à deux reprises de découvrir de grandes maisons où vous semblez gardez prisonniers des milliers d’âmes de mon peuple. Je dis mon peuple, car tout ce qui n’est pas homme nous paraît être du même sang, bien qu’il  ait des inimitiés et des luttes. Il y avait un nuage gris au-dessus de ces maisons. C’est lui qui m’a attiré… mais c’est lui aussi qui me disait de partir car il dégageait une odeur de souffrance. C’était une odeur nouvelle pour moi. Il fallait que je comprenne… Derrière les murs j’ai vu alors une multitude de poules dans des espaces si petits que je n’ai pas su tout de suite ce que cela signifiait. Tout était si lourd qu’il me semblait que leurs âmes n’étaient pas là. Tout se brouillait. Des images de peur, inconnues, se précipitaient derrière mes yeux. Je n’ai pu demeurer à là longtemps car on m’a chassé avec des cailloux, mais j’ai suffisamment vu comment l’homme savait  tuer l’amour, comment il savait faire sortir la vie des corps. Ceux de mon espèce ont peu de contacts avec la race des poules mais ils la respectent même s’ils s’en nourrissent parfois, car chacun sait que l’Esprit de Vie n’a pas de visage et qu’il se glisse partout. Nous pouvons manger un corps mais nous savons que nous ne mangeons pas une âme. J’ai donc vu que le peuple humain cherche parfois à manger les âmes animales. Je ne peux comprendre autrement ce que j’ai vu. L’homme ne répugne pas à manger la douleur de l’âme animale. Il ne voit que des formes que l’on peut attacher, que l’on peut prendre et laisser. Lorsque l’image de ces grandes maison revient me visiter je ne peux m’en libérer facilement. Alors, je n’entends plus le langage de la terre, des plantes et des rochers, tout se ternit en moi.


Une force me dit, dans ces moments-là, de trouver de la voue et de m’y rouler. Cela nous donne toujours de la vigueur et cela nous lave aussi des poids douloureux qui viennent parfois nous habiter. Dès que la terre se met à vivre sur nous, nous redevenons un peu plus nous-mêmes, plus fort s, plus loin du doute. Lorsque j’avais des maîtres, j’ai rapidement compris que ce contact avec la terre ne leur plaisait pas. Aujourd’hui, il me semble qu’on attendait de mi une sorte de honte ou de repentir à chaque fois que je m’enduisais l’échine d’un peu de boue… mais la honte de quoi ? C’est un sentiment que nous ignorons si vous ne nous l’enseignez pas ! Nous sommes habités par une dignité dont les rouages vous sont étrangers. Elle n’est basée ni sur vos règles, ni sur vos conceptions, car nous sommes entiers et vrais dans ce que nous montrons de nous. Nous n’avons pas d’écailles à enlever ou à mettre pour paraître dignes puisque notre fierté réside simplement dans le fait d’être ce que nous sommes.


Ni la maladie, ni ce qui vous paraît être la saleté ne nous en prive aux yeux de nos semblables. Quant à la beauté et à la laideur, je commence seulement à deviner ce que cela signifie pour vous. Les âmes-oiseaux m’ont aidé à pénétrer ces notions. A vrai dire, de telles notions sont étrangères à la majorité des membres de notre peuple. Nous ne parvenons à distinguer clairement que la douceur ou la rudesse d’une âme par l’odeur et la lumière qu’elle dégage. Quant au reste, je sens seulement ce que cela veut peut-être dire pour vous et cela m’étonne. Il y a des formes, des apparences qui nous surprennent, qui nous inquiètent parfois, mais guère plus. Ce sont celles qui ne sont pas conformes à nos habitudes, qui dispersent nos points de repère. Ce qui nous fait peur, c’est ce dont nous ne comprenons pas la raison. Nous avons besoin de nos habitudes. Chacun fonctionne ainsi dans mon peuple. Cela nous renforce. "Organisation", disent les âmes-oiseaux, cela construit notre âme.


Aujourd’hui, je n’ai pas d’homme pour traverser ma vie, pour me donner des habitudes, alors quelque force en moi me suggère une routine comme si ce besoin était inscrit très profondément dans mon cœur par exemple, il faut que je me réveille chaque jour avant le soleil et que je gratte le sol ; il faut aussi que je recueille le parfum de certaines plantes et que j’essaie de le garder sur moi. Cela me renforce et me sécurise parfois, lorsque ma route ne s’inscrit plus nettement sous mes pattes. Ainsi, j’arrive mieux à la retrouver, à m’en souvenir. Il faut que tout soit simple. C’est comme cela que nous vivons…"


La communication avec l’Ame-Guide a cessé brusquement !

Vous pouvez reproduire librement cet article et le retransmettre, si vous ne le modifiez pas et que vous citiez la source :  du blog de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/ et cette adresse http://francoise1.unblog.fr/

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Communication Animale : Message de Maître-Lièvre

Message  Francesca le Jeu 6 Avr 2017 - 17:39


Communication Animale : Message de Maître-Lièvre

Sensibles depuis toujours au monde animal, Daniel Meurois et Anne Givaudan ont abordé la question d’une manière peu commune. A l’aide d’une méthode de travail bien particulière, ils ont eu la possibilité pendant de longs mois d’entrer en contact étroit avec des forces directrices de l’univers animal, des âmes-groupes, des dévas et des animaux eux-mêmes.


Une chaleur intime se dégage au niveau précis du cœur et l’image d’une sorte de diaphragme qui se dilate en son centre s’impose à nous, balayant tout, pour laisser place à une vague de paix…. Maître-Lièvre s’adresse alors à nous en ces termes :

"Vous voici donc enfin, frères humains ! Il y a longtemps, si longtemps que mon poitrail et mon peuple espèrent cette heure. Recueillez, je vous prie, mes pensées…. Elles sont les messagères de toute ma race qui s’adresse à la vôtre. Elles sont un appel à l’écoute, à vous qui si souvent nous croyez aveugle set stupides, inconscients et irréfléchis.  Elles sont aussi un présent pour l’apaisement, un présent pour vous tous que mon peuple craint.


Je sais que l’homme n’est pas uniquement cruauté et mépris. Je sais que certains d’entre vous ont un poitrail qui ressemble au nôtre avec mille flammes roses et blanches qui s’en échappent. Nous vous observons dans les fourrés, lorsque vous parcourez les monts et les champs, et au premier pas que vous faites, vous dévoilez votre être tout entier. Si je vous offre ma demeure (terrier), c’est pour que ceux d’entre vous qui ne respirent pas la cruauté et le mépris rejoignent en pensée les miens durant ces terribles jours de l’année où l’homme déverse le tonnerre sur eux.


Ceci n’est pas la supplique d’un peuple de faibles face à une race de dieux qui maîtrise le feu et cent mille autres choses. C’est l’appel à la simple raison qu’un peuple pacifique lance à un autre peuple qui, croyant dominer le monde, amoindrit chaque jour un peu plus son propre souffle et abîme son corps.


Lorsque, avec vos armes crachant le feu, vous parcourez les garrigues et que vous nous traquez jusque dans nos abris, vous ignorez à quel point nous pleurons sur ce qui vous habite. Ne croyez pas que ce soient nos corps qui tremblent. C’est ce quelque chose en nous sachant capter et lire la flamme qui, en vos yeux, vous consume. Cette dernière n’est pas la flamme de celui qui doit vivre mais celle de celui qui a enraciné en lui le besoin de détruire. Se hausse-t-on en abaissant autrui ? Je vous le dis au nom de mon peuple. En vérité, c’est moins nous que vous faites saigner que cette Force au-dedans de vous dont vous semblez tout ignorer.


Lorsque par les bois et entre les rochers marchent des hommes nimbés d’une coquille de lumière où la grisaille et les rouges paraissent eux-mêmes se livrer un combat, je sais la souffrance que ces hommes portent en eux, au-delà même de celle qu’ils nous infligent. Car j’enseigne à mon peuple que celui qui tue et se repaît de son emprise sur l’autre, a d’abord entrepris de se détruire, d’abîmer son propre poitrail. Avant de faire les victimes que l’on voit, la souffrance ravage celui qui la génère, à son propre insu. J’ai trop bien vu, frères humains, que cette souffrance coule dans les veines de votre race. Aujourd’hui, le signe que je vous adresse au nom de mon peuple est motivé par un espoir, celui de générer un sursaut de paix chez le plus grand nombre de vos semblables. Non seulement pour le genre dont je suis issu, mais pour l’ensemble des êtres non-humains de ce monde.  


Cette graine de paix, je suis conscient qu’elle ne pourra pleinement germer que si le souvenir d’un certain Soleil de l’âme est ravivé dans le cœur humain. Elle ne peut en effet venir à maturation si elle est alimentée par la pitié. L’univers de mes frères animaux ne veut pas de la pitié des hommes. Nous avons trop bien qu’un tel sentiment n’a jamais élevé un seul être parce qu’il se gorge en silence des notions d’infériorité et de supériorité.


La pitié n’a jamais été la compassion… et c’est peut-être nous, animaux, qui étrangement en ces jours, visitons plus que l’homme le monde de la compassion… car nous voyons à quel point votre semblable est pris au piège d’un filet de mépris et d’ignorance. Frères de la terre que nous partageons, entendez dans mes paroles une douleur répondant comme un écho à votre propre douleur.


Même si les mots par lesquels mon âme communique avec les vôtres vous semblent parfois teintés de fiel, n’y voyez aucune condamnation, aucun jugement dont je serais l’interprète au nom des miens. Le peuple animal est incapable d’un jugement au sens où le pense le peuple humain. Il ne juge pas. Simplement, il ne comprend pas ce qui, en l’homme, s’acharne à contredire l’ordre supérieur des choses. Alors il fuit ou tente de se défendre pour rétablir l’équilibre qu’il voit menacé. Cette notion d’équilibre est présente en tout cœur animal, voyez-vous. Elle en constitue sans doute le pivot. Elle est une façon de traduire la présence de l’Esprit  universel qui entend prolonger Sa vie à travers lui. Ainsi, elle dépasse infiniment ce que vous appelez vie et mort. C’est par elle que nous acceptons pleinement les deux visages de la Force, lorsque ceux-ci s’inscrivent dans la loi d’harmonie.


La tâche me revient donc de raviver votre mémoire, frères humains. Il me faut ramener celle-ci jusqu’en un temps si lointain que ce monde où nous vivons offrait un autre visage, d’autres courbes, d’autres couleurs. C’était un monde infiniment chaud, un monde où les brumes étendaient souvent leurs bras sur des immensités car, constamment, le Soleil rencontrait l’Eau… Et son rayonnement était tel que la mémoire animale le décrit comme forçant presque les êtres à une incroyable croissance. Ecoutez bien maintenant ce qui était en ces temps…"


Pendant un court instant, nous avons presque envie de dire… "Est-ce bien toi, frère Lièvre, qui t’exprime ainsi ou est-ce un maître de sagesse qui emprunte ta forme" ? quoi qu’il en soit, Maître-Lièvre nous répond :

"Votre question a-t-elle un sens ? La Sagesse n’a pas d’âge, pas de forme. Elle est sœur de la Connaissance et voyage ainsi de moule en moule, d’apparence en apparence. Défaites-vous de cette idée que l’âme animale n’expérimente la Vie qu’en ses manifestations et ses réflexes primaires. Vous n’avez fait que pénétrer sur son seuil... Ainsi, laissez-moi maintenant vous amener dans notre passé commun, si lointain que presque tous en ont perdu la trace consciente…. En ces temps de Soleil et d’Eau, nos deux peuples se côtoyaient sans peur ni agression. Nos apparences respectives étaient autres qu’aujourd’hui. Vos corps étaient plus forts, plus grands et les nôtres se montraient également infiniment plus développés.

Une sorte de spontanéité et de simplicité vous habitaient et que, depuis, vous avez perdues. Celles-ci faisaient que vous pouviez plonger en notre conscience et que la vôtre nous était beaucoup plus proche qu’aujourd’hui.


Vous nous saviez issus de la même Force que vous et la réalité de notre âme vous était évidente. En rêve ou tout au moins ce que vous appelez rêve, vous consultiez les plus sages d’entre nous. Car, voyez-vous, de tous temps, le peuple animal dans son ensemble a eu pour mission d’incarner sur Terre, à travers ses capacités, certains grands principes issus de l’Esprit Universel. Ainsi donc, nombre d’entre nous sont des attributs, des représentations de qualités divines qui viennent s’offrir au monde des hommes. Voilà pourquoi votre frère l’animal a souvent été porteur d’un message venu de l’Infini.


Les hommes et les femmes que vous étiez en ce temps-là le savaient. Il en résultait un respect et une complicité mutuels. Parfois, lorsqu’il arrivait que nos âmes ne puissent communiquer, nous nous croisions simplement, sans autre désir que celui de laisser l’autre aller là où il le voulait, sans intention de le dominer ou d’en tirer profit. Et puis, quelque chose se passe… Quelque chose que nous ne vîmes pas arriver mais qui changea la flamme de votre regard. Alors, tous les guides-animaux de ce monde s’assemblèrent dans cet Univers du milieu où l’âme est libre de toute entrave. Partout, leur constat était le même ; un poison lent mais terrible semblait vouloir faner le cœur de l’homme. Ce poison le coupait non seulement d’eaux mais aussi d’avec ses semblables. Il se montrait si subtil, si pernicieux qu’il paraissait ne pas vouloir se contenter de couler dans les veines humaines mais se répandre beaucoup plus loin. Nous ne savions quel visage lui donner… orgueil, envie, jalousie… Et à chaque fois que nous lui en trouvions un possible, c’était comme si son concept prenait naissance en nous et nous fanait aussi un peu. Nous comprîmes vite que toute la race de l’homme était malade et que sa maladie pouvait gagner le monde aussi rapidement que le vent se déplace. C’était une onde toxique qui embrumait le poitrail et qui faisait que rares devenaient les êtres conservant dans leur regard ne fût-ce qu’une étincelle de ce qu’ils avaient été.


Alors, les hommes commencèrent de semer la mort partout où ils posaient le pied… et les guides de nos peuples comprirent qu’il n’y avait que la fuite pour toute réponse. C’est ainsi que le fossé entre ce qui devait devenir deux mondes différents se creusa jour après jour. Lorsque la violence et l’agression sont semées, hélas, on ne les retient pas dans le périmètre d’un champ. Leurs graines s’envolent et s’implantent en chacun. Voilà pourquoi à notre tour, nous fûmes touchés par la maladie. Nous apprîmes les lois de la violence et d’emprise sur autrui, tout d’abord en nous défendant, puis par une sorte d’imitation car il y avait une pulsion qui voyageait d’âme en âme et qu’aucun ne pouvait stopper.




Un nouvel agencement du monde se mettait en place où chacun se retranchait derrière d’invisibles mais effrayantes barrières. Ce fut le temps où l’humain commença à découvrir qu’il pouvait aimer la chair et en tirer une force insoupçonnée. Alors, son corps et son cœur entrèrent définitivement en mutation, préférant l’amnésie à la lucidité. Il y avait l’homme d’un côté et l’univers de l’autre, qu’il sentait hostile à force de le nourrir de sa propre agressivité. Tout ceci n’est pas un conte, frères humains, et c’est un peu comme cela que demeure en vous une vieille, vieille nostalgie qui vous fait souffrir. Il y a si longtemps que vous êtes pris au collet que vous avez tendu et que vous êtes ligotés dans vos propres pensées… Voilà pourquoi il vous faut maintenant beaucoup de simplicité et d’humilité pour réapprendre à écoute r, à voir, à parler.


Pourtant, sachez-le par ma voix, mon peuple ne cherche pas à donner de leçon au vôtre. S’il le redoute toujours, il en connaît aussi toute la richesse et c’est en cette puissance-là, en celle qui est étouffée, qu’il veut croire malgré tout. La pureté ne disparaît jamais… elle peut juste se laisser recouvrir d’écailles. Ainsi, vous n’accomplirez pas un retour vers votre propre source sans accepter de retrouver en nous les compagnons de route d’autrefois… car nous sommes une des clé par lesquelles votre cœur s’ouvrira".


…… "Laissez-moi vous dire encore… fait la conscience de l’animal. Laissez-moi vous dire que depuis fort longtemps l’âme animale a compris que tout ce parcours n’est pas une erreur au sens où vous l’entendez. Une chute n’est ni totalement une erreur, ni réellement le fruit d’un oubli de quelque chose. Elle ressemble à un chemin de traverse cahotant ; elle est un méandre de l’âme qui expérimente sa liberté. Vous vous êtes brûlés mais essayons de voir ensemble au-delà de cette brûlure.. En elle, en sa douleur, se cache un maître de sagesse. Et celui-là vous enseigne, nous enseigne, bon gré, mal gré !

Il parle et répète sans cesse sa leçon jusqu’à ce que nous en intégrions les joyaux, les uns après les autres, durant des temps infinis s’il le faut. Avec bon nombre de mes frères, je vois trop bien que si vous êtes les artisans du mal qui asphyxie ce monde, vous pouvez également en devenir les rédempteurs. A chaque fois que l’un de nous meurt sous les coups de l’homme ou est écrasé par son mépris, l’homme lui-même se retranche de la Nature et, ce faisant, se coupe un peu plus de son essence… car la race humaine, voyez-vous est simplement un élément de cette Nature… parmi d’autres. Que diriez-vous de votre main si, sans cesse, celle-ci frappait et blessait le corps qui l’a générée ?


Elle serait l’instrument d’un lent mais permanent suicide.  Si je vous dis "apprenez à nous aimer", c’est aussi une manière de vous dire "apprenez à vous aimer". De vous à nous, de nous à la Création et de la Création à vous il n’y a qu’un pas que le cœur franchit allègrement. Vous vouliez prouver ou vous prouver que vous êtes les maîtres de ce monde. Voilà qui est fait d’une certaine manière. La liberté vous en a été donnée durant des millions d’années. Mais de quelle maitrise s’agit-il ? A chaque fois que votre doigt presse une détente ou qu’un scalpel nous dépèce dans un laboratoire, ce n’est pas de maîtrise dont il est question, mais d’esclavage, car i si la soif de pouvoir est à ce point inextinguible en vous, elle ressemble bien à ce boulet que vous tirez.


Sans doute êtes-vous surpris que l’âme d’un lièvre, au fond de son terrier, puisse ainsi s’exprimer. Dans doute placera-t-on la réalité de mes paroles au rang des fantaisies. En effet, comment un animal pourrait-il à ce point connaître l’univers et le cœur des humains ? Par le seul fait que la Vie n’a pas tout dit à travers votre peuple… et par le fait également que l’Amour fait fleurir une intelligence dont vous n’avez pas idée. Cette intelligence ne nous rendra jamais hommes, certes. Elle fait mieux que cela. Elle transforme notre souffle et lui apprend à être tout simplement… Humain".  


En vérité, l’âme qui vit dans le corps de ce lièvre est en fait une âme humaine. C’est l’âme d’un grand Etre, celle d’un homme qui, parmi les siens, a déjà parcouru un très très long chemin. Les Orientaux diraient qu’elle est celle d’un Boddhisatva, c’est à dire d’un homme qui, libéré des entraves de l’ego, a choisi de demeurer un temps encore sur cette Terre, plutôt que de poursuivre son ascension vers des sphères de Vie plus lumineuses. Cela pour aider ses semblables. Et ses semblables… une âme peut les trouver chez ses plus jeunes frères. C’est une des plus belles preuves d’amour et d’abnégation que l’on puisse imaginer, l’offrande d’une vie pour que toute une espèce croisse un peu plus rapidement.  


Cependant, amis humains, n’en déduisez pas que tous les animaux qui sont les guides de leur peuple soient pour autant des Boddihisatvas. Loin s’en faut. Il en est juste quelques centaines de par ce monde. Cela demeure exceptionnel, car jamais une âme humaine, si elle n’est investie d’une semblable mission d’éveil, ne se réincarne dans un corps animal. Dans ces rares cas, le souvenir de son passé humain lui est alors partiellement estompé. Elle se sent animale, porteuse souvent nostalgique de toute la lumière d’un azur incrusté en elle et c’est ainsi, par son intermédiaire, qu’un peuple s’éveille davantage. Mais… dites-moi, lorsque votre grand Frère, à vous les hommes, celui que l’on nomme le Christ, est venu adombrer un corps de chair, il y a quelque deux mille années, n’a-t-il pas agit selon la même loi d’amour ? La conscience de l’homme, dites-moi, n’est-elle pas aujourd’hui encore… animale, face à un tel Etre ? L’Amour absolu fait parfois accepter une prison afin d’ne écarter les barreaux… pour autrui" !


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