Réconcilier les hommes et les animaux

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Réconcilier les hommes et les animaux

Message  Francesca le Sam 27 Mai 2017 - 11:29

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, j'ai envie de vous faire partager l'une de mes lectures  

Je viens tout fraîchement de me procurer le livre de AYMERIC CARON, intitulé Antispéciste : réconcilier l'humain, l'animal, la nature . qui aura d’ailleurs une suite chez Flammarion d’après l’un de ses Interview…. alors autant vous en informer tout de suite   Very Happy

Aymeric, né le 4 décembre 1971 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), est un journaliste français de télévision et de radio. Il s’est d’abord fait connaître comme écrivain en 2013, lorsqu’il publie un ouvrage consacré à son engagement auprès des animaux, du titre de : No steak



Fervent défenseur de la cause animale, Aymeric Caron est végétarien depuis les années 1990- Il participe à des conférences autour de la question animale

Le premier intérêt du livre réside dans son titre même. Bien connus du petit monde des végétariens et des défenseurs des animaux, les termes de spécisme et d’antispécisme restent malgré tout ignorés en France. Inventés par le psychologue britannique Richard Ryder en 1970 et popularisés par le philosophe australien Peter Singer dans son best-seller La Libération animale en 1975, ils trouvent récemment une résonance avec les vidéos chocs que l’on voit un peu partout.


Le spécisme, nommé par analogie avec le racisme et le sexisme, « désigne toute attitude de discrimination envers un animal en raison de son appartenance à une espèce donnée », écrit l’auteur. Ce « préjugé » consacre à la fois la supériorité des humains sur les autres espèces et légitime des différences de traitement, en créant des catégories « injustifiées » (animaux de boucherie, de compagnie, de loisirs, etc.).

Mais l’ANTISPECISME, dont se revendique Aymeric Caron, refuse de faire passer les intérêts des humains avant ceux des « animaux non humains » – sans toutefois nier les différences entre les espèces. Cette obligation morale et éthique implique de ne plus tuer ni de ne faire souffrir des animaux qui partagent avec nous les mêmes caractéristiques (être capable de sensibilité, d’intelligence ou d’empathie), et dont la vie importe autant que la nôtre.

En effet,  nous choyons nos chiens et nos chats, mais nous mangeons les vaches, les moutons et les cochons. Nous méprisons les pigeons et admirons les aigles. Nous exterminons les rats tout en protégeant les pandas. Pourquoi ? Car la plupart d’entre nous sommes Spécistes. C’est ce « dogme en vigueur » qu’entend pourfendre l’écrivain

Ce livre : ANTISPECISTE  se termine sur un chapitre qui imagine un modèle politique de société antispéciste [une société qui accorde des droits fondamentaux à tous les animaux non humains sensibles]

j’ai donc hâte de lire la suite…   cheers

Si ce livre vous intéresse, je vous en partagerai quelques passages



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Re: Réconcilier les hommes et les animaux

Message  Francesca le Lun 5 Juin 2017 - 7:20

Arrow EXTRAIT DE LA PAGE 115

LA CONDITION DES ANIMAUX DANS LES CIRQUES ET LES ZOOS


Il n’est pas dans la nature d’aucun animal sauvage d’être dressé à faire des tours sous la menace d’un fouet ou sous les ordres d’un sifflet. Un lien ou un tigre n’a pas à se tenir sagement sur un cube ou à lever la patte lorsqu’on le lui ordonne, pas plus qu’il n’a à bondir dans des cerceaux. Un éléphant n’a pas à tourner en rond sur une piste minuscule, à s’asseoir sur un tabouret ou à se dresser sur ses pattes arrières au signal. Un singe n’a pas à faire le pitre pour amuser la galerie en montant sur un vélo. Un dauphin, une orque ou une otarie n’ont pas à s’incliner devant des spectateurs, ni à virevolter dans les airs en parfaite synchronisation, ni à trimbaler un bonhomme ou un objet au bout de leur museau. Ça vous plairait, à vous, de devoir faire le guignol devant des chiens, des chats ou des singes ? "C’est tellement mignon" ! clameraient-ils tandis qu’ils assisteraient au spectacle de l’humiliation.


On dompte le féroce, on maîtrise le puissant, on instrumentalise l’intelligence. Aucun de ces animaux soumis à nos caprices n’a choisi ce qui lui arrive. Soyons objectifs : parmi les dresseurs, il est évident que certains et même beaucoup sans doute, sont sincèrement attachés aux animaux qu’ils côtoient quotidiennement. Mais il arrive d’aimer mal. D’étouffer, de faire souffrir, d’oppresser. On aime mal lorsque jamais on ne se demande : "Mais que veut vraiment l’autre" ? On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l’on ne pense qu’à soi et non à celui qu’on est censé aimer.


Les numéros de cirque ne sont pas conçus pour le plaisir des animaux, mais pour celui des humains qui s’en amusent. Je pourrais m’étendre longuement sur les enquêtes qui ont montré les conditions déplorables dans lesquelles sont détenus certains animaux de cirque, comme ces lions qui passent leurs journées dans des cages de quelques mètres carrés.


L’association Peta rappelle :

"Tous les animaux détenus dans des cirques ont des besoins spécifiques. Certains, comme les lions ont besoin d‘un climat chaud ; d’autres, comme les ours, d’un climat plus frais. Tous ont besoin d‘espace, d’activités, de liens sociaux, d’eau et de nourriture en quantité suffisante […] Pendant la morte saison, les animaux restent dans des box de transport, des étables, voire même dans des camions ou des remorques".


On pourrait évoquer la possibilité d’un cirque respectueux, de normes de bien-être à respecter et à améliorer. Or, le débat ne se situe plus à cet endroit. Jamais un cirque ne sera un lieu d’épanouissement pour un animal sauvage.


Arrêtons-nous un instant sur le cas des orques qui deviennent agressives en captivité. Prisonnières, elles sont désespérées, stressés, en un mot, malheureuses. Il faut pour comprendre la détresse de ces mammifères marins visionner le film Blackfish ou même une vidéo accessible sur YouTube qui montre l’attaque de l’orque Kasatka, contre le dresseur Ken Peters en 2006 en SeaWorld San Diego. Pendant de longues minutes, au lieu d’exécuter le numéro attendu, à savoir pousser Ken par la plante des pieds et le projeter en l’air, Kasatka va saisir l’une de ses chevilles dans sa mâchoire, l’entraîner au fons du bassin plusieurs fois tout en le ramenant à la surface pour qu’il puisse respirer.  Pendant près de dix minutes, l’orque va jouer avec son prisonnier en refusant de la lâcher.




https://www.youtube.com/watch?v=aDT3EqopzpY



Les dresseurs comprendront plus tard c qui a provoqué la colère de l’animal ; les pleurs de son bébé Kalia dans un bassin attenant. Ils raconteront aussi que dans l’après midi, Kastka s’était emportée contre son bébé et qu’n arrivant dans le bassin destiné au show, elle avait continué de "parler" à son enfant.


Les cris qu’elle entendra pendant le numéro seront des cris de détresse. Et l’on comprend alors que Kasatka, qui a elle-même été violemment capturée à l’âge d'un an en Islande, qui a été séparée de sa mère, se rebelle contre sa situation et contre ce que les hommes font subir à son propre bébé. Elle est en colère, et veut montrer au maître qu’il peut être l’esclave si elle le désire. Elle pourrait tuer Peters mais elle choisit de lui laisser la vie ; il ne s’agit que d’un avertissement. Les orques sont extrêmement intelligente s, et savent très bien ce qu’elles font. En février 2016, Peter a révélé qu’un animal par moi était mort prématurément chez SeaWorld au cours des trois mois précédents. Les mammifères marins n’ont rien à fiche dans des cages en verre.


En Février 2015, la ville de Lieusaint, en Seine et Marne, a décidé d’interdire les cirques avec animaux sauvages. Elle a justifié sa position en expliquant que "les spectacles de cirque contiennent des numéros imposant aux animaux des exercices contre nature", que "les conditions de détention et de dressage des animaux occasionnent à ces derniers des pathologies avérées" et que "les normes minimales ne peuvent pas être respectées par ces cirques du fait de la nature itinérante de ces établissements".


Lieusaint a suivi l’exemple de bon nombre de pays. Un mouvement est en marche dans le monde, qui atteste que les droits des animaux sauvages commencent à être sérieusement pris en compte, sauf évidemment en France où, une fois de plus, nous avons dix métros de retard.


En juillet 2015, la Catalogne, après avoir banni la corrida en 2016, a voté l’interdiction des animaux sauvages dans ses cirques. Des interdictions similaires, complètes ou partielles existent déjà dans près de trente pays, parmi lesquels l’Autriche, la Belgique, la Bolivie, la Bulgarie, Chypre, le Costa Rica, la Croatie, le Danemark, la Finlande, la Grèce, la Hongrie, l’Inde, Israël, la Lettonie, le Liban, Malte, le Mexique, les Pays-Bas, le Pérou, le Portugal, Singapour, la Slovénie et la Suède. Certains de ces pays interdisent même tout animal, sauvage ou non (les chiens et les chevaux par exemple)

[…]

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Re: Réconcilier les hommes et les animaux

Message  pac le Lun 5 Juin 2017 - 13:54

Étant enfant,1 fois j'ai été dans un cirque,ça a été la seule.En mémoire,un mauvais souvenir.Tous ces animaux tête baissée,marchant en rond sous le bruit d'un fouet et de cris.Même si après exécution d'un ordre ils recevaient leur friandise jamais un seul d'entre eux n'exprimait de joie ou un semblant de bonne humeur,si on peut le dire ainsi.
A quelques kilomètres il y a un zoo, l'un des plus grand d’Europe.Vous y allez en famille,faut presque faire un crédit et sur place,certes,une grande variété.Les tigres et lions blancs aux yeux bleus sont leur dernière acquisitions.Il y a bien de l'espace mais je crois que si on devait faire une comparaison,pour nous ce serait comme sortir dans le jardin.On peut voir aussi la difficulté d'adaptation,le plus flagrant c'est chez les loups,des problemes de peaux,des trous de fourrures.Certains singes et ours exposaient également le même problème.Leur démarche est lente souvent tête baissée comme on traine la savate...Même si tout un staff est a leur disposition,qu'ils sont bien nourrit,il manquera toujours leur essentiel.
C'est uniquement du bling bling,faire de l'argent grâce a des animaux en cage,enchainés,privé de liberté.L'image me rappelle quelque chose Smile

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Que règne la liberté.Car jamais le soleil ne s'est couché sur réalisation humaine plus glorieuse.Nelson Mandela.
https://www.youtube.com/watch?v=NqWwuw4VhXg
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Re: Réconcilier les hommes et les animaux

Message  Francesca le Sam 24 Juin 2017 - 8:56

Merci à toi Pac


EXTRAIT de la PAGE 143 à méditer cyclops

Etre un citoyen, un humain conscient, consiste à s’interroger, toujours, sur les conséquences de ses actes. Cela concerne évidemment les animaux.

Comment ont été élevés et tués ceux que l’on mange ?

D’où provient le cuir que l’on porte ?

Quelles implications sur la pollution des sols, de l’eau et de l’air ?

Quelle quantité de souffrance a été nécessaire pour me permettre de manger ce steak, ce foie gras, cette tranche jambon, ou pour me permettre de porter ce blouson de cuir ?

Ces questions ne sont pas automatiques car nous nous contentons d’acheter des produits finis dont l’industrie tente de nous faire oublier la provenance réelle ; c’est de la viande, mais ce n’est pas vraiment un animal…

C’est un bout d’animal mort, mais il n’a pas vraiment été tué... Bref, le but est que vous ne pensiez pas à votre acte réel. Cela nous arrange bien d’ailleurs. Un steak surgelé, dans son emballage carton, c’est bien propret. Le sang a été nettoyé, et les cris se sont évaporés dans le secret d ‘un abattoir où vous ne mettrez jamais le s pieds. Mais que celui qui mange un moreau d’animal en ait conscience ; il a lui-même commandité le meurtre. Il est le responsable. Qu’il ne tente pas de se dédouaner en prétextant avec lâcheté qu’il se "contente de consommer des animaux qui ont déjà été tués de toute façon".

Ces animaux ont été tués parce que des industriels ont pensé qu’il y aurait des gens pour acheter leur viande.

Si vous avez un pistolet dans la main et que vous tirez à bout portant sur un homme, la conséquence de votre acte est immédiatement visible ; l’homme s’effondre devant vous, son sang s’écoule sur vos pieds, vous êtes un assassin, vous le savez, vous ne pouvez le nier.

Mais si vous donnez le pistolet à quelqu’un d ‘autre en lui demandant d’exécuter le crime à votre place, à quelques kilomètres de votre regard, êtes-vous moins coupable ?

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Re: Réconcilier les hommes et les animaux

Message  Tao le Dim 25 Juin 2017 - 16:57

ça doit être bien ce livre.. !?

merci pour le partage

oui, laissez les animaux tranquilles et mangez de l'herbe flower
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Re: Réconcilier les hommes et les animaux

Message  Francesca le Jeu 6 Juil 2017 - 6:42

Merci Tao

Et voici un dernier petit extrait ... pour le plaisir Very Happy


L’HOMME CONTRE L’ANIMAL - Extrait de la page 229

Les animaux, c’est bien, mais tu ferais mieux de commencer par t’occuper des hommes. Tous ceux qui sont engagés en faveur des animaux, d’une manière ou d’une autre, ont déjà entendu cette objection ou l’un de ses variantes : Quand on voit le nombre de gens qui meurent de faim dans le monde, on  se dit que les animaux, c’est pas la priorité, et : C’est quand même bizarre de s’intéresser davantage au sort des animaux qu’à celui des humains : pourquoi cette misanthropie ?


Les remarques de ce genre s’expliquent de plusieurs manières. D’une part, ceux qui les formulent n’ont sans doute sincèrement pas encore compris qui sont réellement les animaux non humains. Ils n’ont pas pris le temps d’apprendre le lien génétique qui nous unit à eux ni ne se sont intéressés à leur fascinante complexité psychologique. D’autre part, en attaquant ceux qui portent un combat qu’ils ne comprennent pas, ils tentent de se déculpabiliser de leur propre indifférence. Ils ferment les yeux sur les violences imposées aux animaux ; il leur faut trouver une justification à leur atonie. Le plus souvent, et ce n’est pas un hasard, les contempteurs des défenseurs des animaux ne militent pas non plus pour améliorer le sort des hommes et des femmes de cette planète. Ils ne font rien du tout. I est donc temps que cesse la mauvais e foi et qu’enfin soit admise cette vérité ; la cause animale est une cause humanitaire.


Cette lutte s’inscrit dans une logique globale et universelle de défense des plus faibles, des opprimés, des humiliés. Or, il n’y a pas en la matière de frontière. Celui qui déteste ces deux sœurs que sont l’injustice et la violence les combat sur tous les champs de batailles où elles commettent leurs crimes. "La dénonciation de la violence est indispensable, écrit la philosophe Corinne Pelluchon, mais il faut prendre garde à ne pas installer une sorte de concurrence entre les victimes de la domination (les femmes, les enfants, les pauvres, celles et ceux qui subissent le racisme ou toute autre forme de discrimination, les animaux). Car toutes les violences sont liées ; elles s’enracinent dans le même penchant au mal". Ce n’est pas un hasard si Louis Michel, figure majeure du mouvement révolutionnaire et anarchiste du XIXè siècle, pionnière du féminisme voyait dans son amour des bêtes, et dans la détestation des souffrances qu’on leur inflige, l’inspiration de toutes ses luttes en faveur des faibles. "Au fond de ma révolte contre les forts, je trouve du plus loin qu’il me souvienne l’horreur des tortures infligées aux bêtes", écrit-elle.


Depuis la grenouille que les paysans coupent en deux, laissant se traîner au soleil la moitié supérieure, les yeux horriblement sortis, les bras tremblants, cherchant à s’enfouir sous la terre, jusqu’à l’oie dont on cloue les pattes, jusqu’au cheval qu’on fait épuiser par les sangsues ou fouiller par les cornes des taureaux, la bête subit, lamentable, le supplice infligé par l’homme. Et plus l’homme est féroce envers la bête, plus il est rampant devant les hommes qui le dominent.  


[…] Nombreux sont les intellectuels qui ont, au cours des siècles derniers, appelé à la fin de l’exploitation animal ou qui ont simplement demandé que cessent les traitements les plus barbares à l’égard des animaux. Montaigne et Rousseau figurent au premier rang de ces animalumanistes, mais on pourrait s’attarder sur les lignes écrites pas Tolstoï, Margueritte Yourcenar "végétarienne afin de ne pas" digérer d’agonies". Ou encore Romain Gary. En 1956, dans Les Racines du Ciel, parfois considéré comme le premier roman écologiste, Gary alerte sur la destruction de la nature et des animaux qui la peuplent. Il raconte l’histoire de Morel, qui consacre son énergie à éviter le massacre des éléphants en Afrique, pourchassés pour leur ivoire
Nous devons nous tourner avec beaucoup plus d’humilité et de compréhension vers les autres espèces animales, différentes mais non inférieures, écrit-il notamment. Le roman a été acclamé par la critique, il a été récompensé par le prix Goncourt. C’est bien, mais combien de ceux qui ont attribué cette distinction ont su mettre en pratique les recommandations de Gary ?


Une fois les petits fours engloutis et les bulles de champagne évaporées, il n’est pas resté grand-chose du message de l’auteur, si ce n’est un prétexte à la bonne conscience…. ! Voilà bien l’un des problèmes de la protection animale en particulier et de l’écologie en général ; même si beaucoup observent encore ces prises de position avec condescendance et ironie, chacun est bien obligé de reconnaître qu’elles s’appuient sur des revendications dont les fondements sont justes. Il devient délicat aujourd’hui d’affirmer être indifférent à la souffrance animale et aux destructions de l’écosystème. D’ailleurs, la première chose que vous répond u éleveur ou un boucher, dans un débat, c’est : "Moi aussi j’aime les animaux ! Sauf que ces mots sont immédiatement suivis d’un "Mais" - j’aime les animaux, mais… ou j’aime la nature, mais… un peu comme le type raciste qui dirait : "J’ai rien contre les Arabes, mais…"


En rétablissant le lien qui nous unit à toutes les autres espèces, l’atispécisme propose la définition d’un nouvel humanisme, qui ne s’entend plus comme priorité absolue donnée à l’être humain, mais qui étendant son champ d’intérêt à toutes les espèces sensibles. Il ne s’agit pas d’enlever des droits aux hommes, mais d ‘en accorder à de nouveaux individus. L’antispécisme revendique de nous élargissions notre sphère de considération morale. En ce sens, nous pouvons qualifier ce nouvel humanisme d’anumanisme.


VOILA les amis, j’espère vous avoir suffisamment donné envie de lire cet excellent livre.  

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Re: Réconcilier les hommes et les animaux

Message  Tao le Jeu 6 Juil 2017 - 10:32

Francesca a écrit:
Les animaux, c’est bien, mais tu ferais mieux de commencer par t’occuper des hommes. Tous ceux qui sont engagés en faveur des animaux, d’une manière ou d’une autre, ont déjà entendu cette objection ou l’un de ses variantes : Quand on voit le nombre de gens qui meurent de faim dans le monde, on  se dit que les animaux, c’est pas la priorité, et : C’est quand même bizarre de s’intéresser davantage au sort des animaux qu’à celui des humains : pourquoi cette misanthropie ?

Comme c'est bien vrai...hélas..!!
plus d'une fois je l'ai entendu ce message Neutral
comme si les animaux ne méritaient pas un peu
de compassion, eux aussi !?  I love you

Merci pour ce nouveau extrait Francesca,
je pense bien me procurer ce livre Wink

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Re: Réconcilier les hommes et les animaux

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